dimanche 28 août 2011

Encore un coup du sonotone mal réglé

L'un des types des espaces verts n'a pas du tout comprendre à ce qu'on lui avait demandé : alors que, partout dans les parcs, on plante des pancartes dans tous les sens pour demander aux gens de ne pas nourrir les pigeons, lui a installé un distributeur de nourriture spécialement pour eux.

samedi 27 août 2011

N'importe quoi, n'importe quand

Récemment je suis tombé sur un distributeur de choses utiles, notamment d'appareils photo jetables et de cravates. On ne sait jamais, si on a taché sa belle cravate porte-bonheur à motifs de colverts et qu'on a un rendez-vous important.
Mais le distributeur d'à-côté proposait quant à lui des sacs d'aspirateur. Et ça, ça me paraît déjà beaucoup moins explicable. Qui a vraiment besoin en toute urgence de sacs d'aspirateur ?

vendredi 26 août 2011

Le paradis des ruminants

Quand je disais précédemment que rien ne pousse près du volcan, j'entendais par là "directement à proximité du cratère", à cause des émanations du lac acide notamment. Par contre, autour, la terre volcanique est tellement noire et fertile que les plantes sont aussi contentes que si elles étaient au paradis de la chlorophylle (et dans un sens, elles y sont).
Je n'ai jamais vu de l'herbe aussi grasse et aussi verte. Du coup, quelqu'un a pensé à y mettre des vaches, qui ont l'air très heureuses là-dedans (n'importe quelle vache le serait pour moins que ça). Même Heidi y mettrait volontiers ses chèvres.

mercredi 24 août 2011

Le redoutable cratère

Comme j'aime bien le danger, et pour me changer un peu la tête de mes tremblements de terre, j'ai profité de mon passage à Kumamoto 熊本 pour aller à Aso 阿蘇 voir le volcan. Tant qu'à faire, quitte à être en vacances, autant visiter l'un des volcans les plus actifs du Japon.
L'accès est plutôt aisé en voiture, mais rien ne garantit qu'on pourra aller jusqu'au sommet, qui abrite un vaste lac acide rappelant la "trempette" dans Qui veut la peau de Roger Rabbit ?. Le volcan émet des gaz nocifs (la pancarte au dessus indique du dioxyde de soufre) et le site est fermé dès que les émissions de gaz sont trop importantes ou que les vents ne soufflent pas dans le bon sens.
Des abris en béton ont été construits à proximité du cratère pour permettre de se protéger en cas d'éruption, et plus particulièrement pour éviter les chutes de pierre ou de cendres. Malheureusement, ça ne fonctionne que moyennement sur les gaz toxiques et la page Wikipédia du volcan indique qu'il y a eu 7 morts et 70 blessés en 1997 (ça ne rigole pas au mont Aso).
Quand j'y suis allé, c'était en tout cas assez époustouflant comme paysage (je n'utilise pas assez le terme "époustouflant", à tort. C'est sûrement dû au fait que je ne vois pas souvent de volcans en activité). C'était grand, et désertique, et minéral. Pas grand chose ne poussait, mise à part une seule et unique plante.
Je remercie d'avance le botaniste, le biologiste ou le sciences-de-la-vie-et-de-la-terriste qui saura l'identifier (il y en a suffisamment à lire ce blog pour que je puisse espérer une réponse).

lundi 22 août 2011

Un ou deux glaçons dans votre Campari ?

Cet été, j'ai réussi à m'échapper un petit peu de Tsukuba. Parce que bon, Tsukuba c'est bien mignon mais ça va cinq minutes, et en plus c'est quand même mieux plus loin (rien à voir avec cette histoire d'herbe plus verte ailleurs, c'est simplement que Tsukuba, au palmarès des villes moches, elle gagne une médaille pour son audace et sa ténacité dans la laideur). C'est toujours bon de s'éclipser un peu.
Première destination, Kyûshû 九州, et plus précisément le département de Kumamoto 熊本, injustement méconnu. Surtout que la ville de Kumamoto abrite un très joli château qui permet de s'occuper quand on ne sait pas quoi faire. Sauf qu'à marcher comme ça sur la butte du château, au soleil, il fait chaud, très chaud. Je tirais un peu la langue sur la fin à force de grimper les marches sans la moindre petite ombre.
Heureusement, au sommet, quelqu'un avait eu la brillante idée de placer deux énormes blocs de glace sur lesquels on pouvait poser sa serviette pour se rafraîchir un peu la tête, et les idées par la même occasion.

[Kumamoto c'était déjà il y a trois semaines mais je n'ai pas pris le temps de mettre tout ça en ligne au fur et à mesure. Comme d'habitude, les épisodes des vacances ne seront donc pas présentés en temps réel, ni même dans l'ordre, puisque je n'en fais qu'à ma tête.]

samedi 20 août 2011

Insouciant et au soleil

Pour profiter un peu du beau temps et du soleil, on a décidé de louer des vélos pour aller se balader dans les rizières près de chez moi. Dit ainsi, ça semble être une très bonne idée : l'été, le soleil, le vélo, les rizières, le vent dans les cheveux, tout ça. C'était sans compter les 36° C qu'il fait dehors et c'était aussi oublier que l'ombre est aussi présente dans les rizières que dans les marais salants à Noirmoutier (c'est-à-dire inexistante).
Ne nous voilons pas la face, on a cuit comme des côtes de porc sur un barbecue, mais c'était très joli. Comme quoi, pas besoin d'aller bien loin pour voir de beaux paysages (dit-il alors qu'il habite à plusieurs milliers de kilomètres de son ancienne maison). La seule chose qui nous a sauvé de la déshydratation, ce sont les distributeurs de boissons, et donc d'eau, qu'on trouve à peu près partout au Japon l'été, même en pleine campagne au milieu des rizières. Et qui ne doivent pas beaucoup servir, à part pour les nigauds qui décident de faire du vélo en plein après-midi.
Cette promenade m'a au moins permis de rencontrer un paysan qui traitait ses rizières avec un hélicoptère télécommandé : plutôt que de mettre les pieds dans l'eau et comme le riz commence à être haut, il dirige son hélicoptère et largue les produits à distance. Je ne suis pas certain que ce soit super efficace, mais ça a le mérite d'être original.
Une fois rentré, et après une douche bien fraîche, l'heure du bilan est arrivée : c'était chaud, un peu pénible (à cause de la chaleur), mais tout de même très beau. En plus, j'ai pu parfaire mon bronzage ridicule de cette année. En plus du bronzage agricole au niveau des bras, de ma tête de panda à cause des lunettes de soleil trop larges, j'ai pu ajouter un début de bronzage à chevrons sur les pieds.

Décidément, j'ai comme l'impression que le soleil et ma peau ne me veulent pas du bien.

mercredi 10 août 2011

L'attaque des animaux domestiques maléfiques

Au Bouddha géant d'Ushiku (toujours), juste après l'enclos aux lapins, se trouve celui des écureuils de Taïwan. Là aussi, on peut rentrer et se promener à l'intérieur, mais à condition de mettre des moufles. Comme on ne voulait pas enfiler de moufles par 35° C, la personne qui gardait l'entrée a bien insisté lourdement pour qu'on n'approche pas des écureuils, donc quelque chose me dit que ça doit être de la sale bestiole, l'écureuil de Taïwan.
En tout cas, on ne peut pas se voiler la face : c'est vraiment laid. Autant un écureuil ça peut être mignon, autant ceux là ressemblaient à des rats avec la queue touffue. En plus il y en avait plein dans l'enclos, à grouiller et à nous tourner autour en espérant qu'on leur donnerait à manger. C'était finalement assez flippant.
En sortant, on est tombé sur un spectacle d'acrobaties de singes qui se voulait en même temps comique. Les singes étaient habillés en short et en T-shirt et devaient faire des sauts au dessus de barrières, ou dans des cerceaux. C'était à la fois triste et un peu sordide. Je vous montre seulement la scène du crime (avant le crime : j'ai eu du flair).
Et vers la fin, on passe par le bassin aux carpes. Généralement, les bassins aux carpes, c'est joli, ou reposant, ou tout ce que vous voudrez sur le thème de la relaxation de l'esprit. Ici, les carpes se battaient, se montaient les unes sur les autres, et sortaient de l'eau (oui, oui, madame, elles sortaient de l'eau) en glissant sur leurs écailles visqueuses pour aller attraper les morceaux de pain donnés par les enfants. Sachez qu'observer 200 ou 300 carpes se diriger au même endroit en même temps, puis foncer hors de l'eau pour récupérer à manger n'est pas une vision des plus apaisantes. Si ce n'est pas encore arrivé, je suis sûr qu'un jour elles sauteront à la gorge d'un des gamins laissés sans surveillance, puis qu'elles l'entraîneront au fond du bassin pour le dévorer.

Le parc du Bouddha géant regorge donc d'enclos à animaux, tous aussi terrifiants les uns que les autres. Dans un sens, ça va bien avec l'atmosphère du lieu, qui est un peu inquiétante. Pas dans le genre maison hantée, mais plutôt par son aspect un peu décalé : on sent bien que ce n'est pas très clair tout ça.

dimanche 7 août 2011

Bouddha géant 2 : le retour

En ce moment, mes parents sont en vacances au Japon, ce qui explique le rythme estival pris par le blog depuis quelques temps, puisque depuis quinze jours je les trimballe à droite à gauche. Hier on est allé au Bouddha géant d'Ushiku, où j'étais déjà allé il y a deux mois et quelques (voir épisodes précédents). J'en ai profité pour prendre d'autres photos que la dernière fois et vous offrir ainsi un second reportage. Une sorte de contre-enquête.
A côté du Bouddha géant, et toujours dans l'enceinte sacrée, a été installé un parc de lapins et d'écureuils, dont le domaine de compétence a finalement été élargi aux chèvres, aux cochons et aux singes. Je me contenterai aujourd'hui de vous parler des lapins (à chaque jour suffit sa peine).

Les lapins ont donc leur parc, dans lequel il est possible d'entrer pour les caresser et leur donner des bouts de carottes, de préférence en criant des "oh mais il est vraiment trop mignooon !" ou "regarde son petit nez qui frémiiit !" dans des tonalités suraiguës. Le parc fournit des gants ou des moufles pour les enfants afin de ne pas se faire mordre par les lapins (les adultes sont considérés comme assez grands pour ne pas se faire avoir par un lapin).
Comme tout le monde, je me suis prêté au jeu et je suis aussi entré dans l'enceinte des lapins. Mes chaussures ont eu pas mal de succès, je pense que c'est dû à leur revêtement imitation peau de bête, qui leur rappelait leur maman. Je ne suis pas allé jusqu'à les caresser car il ne faut pas non plus exagérer.
L'enclos, plutôt miteux il faut l'avouer, regorge de panneaux comme celui-ci, précisant en images : "Attention aux lapins, dont la morsure est aussi piquante d'une flèche de Robin des bois".
Je vous mets aussi une photo des moufles lavées en train de sécher, ainsi que de mon lapin chouchou.
Je tiens à préciser que je suis tout à fait conscient du fait qu'avoir un lapin chouchou est un peu limite. Des fois, je ne me reconnais pas moi-même (pour ma défense, il est quand même très mignon ce lapin).

mardi 2 août 2011

Troubles aigus du sommeil

Tout le monde sait ce qu'il se passe quand on met un Japonais dans un train ou un métro : bercé par le rythme du véhicule, il s'endort en quelques secondes, en relâchant tous les muscles de son corps et généralement en tombant sur son voisin.

Vous savez ce qu'il se passe quand on enferme sept heures d'affilée des Japonais pour leur parler d'art indonésien ? A peu près la même chose que dans le train.