samedi 30 juillet 2011

Toujours la surenchère

Très pratique pour se fabriquer une lampe originale, idéale pour décorer un salon d'étudiant.

mercredi 27 juillet 2011

Le tri sélectif pour les nuls

Au début, le système des poubelles à Tsukuba me semblait assez simple, puisque binaire : ce qui brûle et ce qui ne brûle pas. Le tout séparé en deux compartiments dans les espèces de clapiers à lapins pour poubelles placées devant chez moi.
Mais ça, c'était avant qu'on me distribue le planning des poubelles, gentiment apporté par mes éboueurs préférés. Il y a donc des jours pour les déchets ménagers (ceux qui brûlent) et ceux qui ne brûlent pas, auxquels il faut ajouter le verre, les canettes en métal, les bouteilles en plastique, les bombes en spray, les encombrants et les vieux papiers et cartons. Le planning est assez compliqué, mais c'était sans compter les mises à jour régulières que je reçois dans ma boîte aux lettres, du type "Nous vous informons que le mercredi 8 juin, jour de ramassage prévu pour les bouteilles en plastique, est remplacé par un jour de ramassage du verre. Veuillez nous excuser pour le désagrément."

Sachant que si on se trompe, les éboueurs, rancuniers comme pas deux, boudent et ne ramassent plus les poubelles de l'immeuble pendant une semaine (c'est comme une punition).
Avec tout ça, je m'y perds parfois un peu. J'ai ainsi raté le dernier jour des bouteilles en plastique et je n'ai plus qu'à patienter jusqu'à la prochaine fois. D'ici là, je parfais ma collection.

dimanche 24 juillet 2011

L'ère du cerf en body

C'est aujourd'hui qu'on passe à la télévision numérique. J'espère que vous avez pris vos dispositions, sinon Chidejika 地デジカ ne va pas être content. Et vous ne pourrez plus ni voir la météo, ni les jeux débiles qui passent le soir.

dimanche 10 juillet 2011

La petite fille et la montagne

Comme promis, voici une petite digression sur Heidi. C'est vraiment l'un des personnages phare de la culture populaire japonaise, que tout le monde connaît et qui a toujours autant de succès. Je ne parle pas des romans de la Suisse Johanna Spyri, que peu de gens ont dû lire, mais plutôt de la série tirée des livres, Arupusu no shôjo Haiji アルプスの少女ハイジ [Heidi, fille des Alpes], sortie en 1974. Comme ce sont Takahata Isao 高畑勲 et Miyazaki Hayao 宮崎駿 qui ont bossé dessus c'est plutôt joli mais c'est nian-nian à souhait. Je vous mets le générique pour que vous puissiez vous rendre compte (j'aime beaucoup le yodel du début de la version japonaise, malheureusement atténué dans la version française, à tort bien sûr) :

Mais bon, ce n'est pas là que je voulais en venir. Si vous vous intéressez à Heidi, ne vous inquiétez pas, vous trouverez plein de sites sur le net qui en parlent, ce n'est pas ça qui manque. Ce qui est un peu plus original, c'est l'espèce de parodie réalisée par l'équipe de Plus Heads, pour la promotion de la voiture Nôto ノート de Nissan. Ils ont repris les mêmes personnages (Heidi, Peter, Clara, le grand père) et les décors des montagnes suisses, tout en composant une petite mélodie qui rappelle à la fois le dessin animé mais aussi pas mal de musiques d'ambiance de jeux vidéo. Cette série (déclinée en spots publicitaires et en épisodes de quelques minutes sur le site de Nissan) s'intutile Teinenpi shôjo Haiji 低燃費少女ハイジ [Heidi, la fille de la basse consommation] car elle demande à tout le monde ce que signifie l'expression "basse consommation", en hurlant à longueur de temps "Teinenpi tte nani ?" 低燃費って何? [C'est quoi la basse consommation ?].

Elle est absolument insupportable, mais c'est ce qui rend la série très drôle. Et j'aime beaucoup le design des personnages, qui changent des petites mascottes kawaii à base de chatons, de lapins ou de poussins (le kawaii, ça va bien cinq minutes). Pas mal de gens trouvent qu'Heidi et ses copains font un peu peur avec leurs grosses bouches rouges, mais je m'en fiche, je les aime bien quand même. Ca a d'ailleurs fait un tel carton quand c'est sorti qu'ils ont rapidement produit tout un merchandising pour aller avec (des crayons, des figurines, des porte-clefs, etc.)

L'équipe de Plus Heads n'en était pas à son coup d'essai ; ce sont eux qui avaient créé la mini-série The World of Golden Eggs, débutée en 2005 et dont Heidi reprend le design et un peu l'état d'esprit. J'ai découvert cette série récemment et c'est en passe de devenir l'une de mes séries préférées. L'intrigue (si on peut vraiment parler d'intrigue) se déroule dans un lycée aux Etats-Unis et on suit les aventures de plusieurs personnages (étudiants, professeurs, dindons, etc.). Chaque épisode est divisé en différentes parties, la première étant chaque fois la séquence principale relative à l'histoire générale, à laquelle succède plusieurs faux programmes ou publicités, comme si on regardait la télé sur une chaîne fictive, en l'occurrence THBC (Turkey's Hill Broad Casting). On voit donc des émissions de talkshows, de musique, ou de cuisine (celles-ci présentées par les frères Rosemary, deux mecs efféminés habillés comme Véronique et Davina, avec des recettes montrées intégralement, filmées dans la cuisine du patron du studio). C'est très décalé et très drôle, avec énormément de jeux de mots entre des mots japonais et anglais (comme l'histoire est censée se passer aux Etats-Unis). C'est pas évident à suivre si vous ne parlez pas correctement japonais, mais pour ceux qui arriveront à comprendre, voici le premier épisode [la parodie d'interview à 6 minutes et quelques est très réussie, avec sa présentatrice qui meuble car elle n'a absolument rien à dire, comme souvent à la télé japonaise] :

vendredi 8 juillet 2011

A gauche après le feu

Presque systématiquement à l'entrée des toilettes des stations de métro ou de gares de train, on trouve un plan qui indique l'emplacement d'à peu près tout : où sont les toilettes des hommes et celles des femmes, l'emplacement des urinoirs, des lavabos, des toilettes "à l'occidentale", celles "à la japonaise" (sortes de toilettes à la turque améliorées), etc. J'ai un peu de mal à comprendre à quoi ça sert vraiment. Je veux dire, des toilettes c'est pas non plus hyper grand, alors on en a vite fait le tour, même sans plan. Et pour ceux qui auraient peur de se tromper en allant dans les toilettes destinées au sexe opposé, entre les pictogrammes à l'entrée et les murs généralement peints soit en bleu soit en rose, on ne peut pas dire qu'ils laissent beaucoup de place au doute.
Certains plans ont même la version en braille (qui du coup a plus de sens) et j'en ai même vu un avec un bouton pour lancer l'explication enregistrée dans laquelle la dame s'applique à décrire les toilettes dans le détail, un peu comme si elle faisait la visite du centre historique de Nancy.

mardi 5 juillet 2011

La termitière admnistrative

Comme j'ai déménagé récemment, il a bien évidemment fallu que je modifie tous mes papiers pour signaler mon changement d'adresse. La visite à la mairie a été une expérience plutôt impressionnante. Pour tout ce qui concerne les demandes administratives classiques (état civil, service social, assurance maladie, etc.), ça se passe au rez-de-chaussée, où j'ai fait toutes mes démarches. Il faut imaginer un énorme open space qui prend quasiment toute la place, avec les bureaux des employés de la mairie, mais sans que les visiteurs puissent y pénétrer. Il y a seulement un couloir qui est ménagé, proposant une série de guichets thématiques (demande de passeport, caisse retraite, cadastre, etc.), un peu comme les stands à la kermesse.

Au niveau du fonctionnement (ce que je dis ne concerne que le rez-de-chaussée, les étages étant organisés par services), c'est très simple : on commence par attendre en file indienne devant le guichet choisi que ce soit son tour. Puis, un employé vient, s'occupe de nous et repart plus loin dans l'open space à son bureau pour tapoter sur son ordinateur, mais sans qu'on puisse le suivre. Pendant qu'il s'occupe de notre dossier, il faut patienter dans un coin, afin de ne pas gêner l'autre employé qui vient au guichet pour s'occuper de la personne suivante.

En gros ça bouge dans tous les sens, autant du côté des employés que des visiteurs, sachant qu'il y à peu près 35 services, disposant chacun de trois à quatre guichets, dont dépendent 10 à 20 employés à chaque fois. L'avantage c'est qu'il y a toujours quelqu'un pour s'occuper de nous et que globalement il n'y a quasiment pas d'attente. Par contre, on ne sait jamais sur qui on va tomber et les chances de s'adresser deux fois à la même personne sont quasiment nulles, ce qui complique un peu les choses quand la situation n'est pas simple (sachant qu'il faut partir du principe que comme je ne suis pas Japonais, les choses paraissent forcément compliquées pour les agents administratifs, quoi qu'il se passe).

Je sais maintenant à quoi ressemble une usine de services. Et j'ai un peu eu l'impression de passer ma matinée dans une fourmilière, ou une termitière, ou n'importe quel autre nom d'habitat pour insectes bâtisseurs finissant en "ière" ("ruche" ne marche pas, par exemple).

dimanche 3 juillet 2011

Collection printemps-été

Comme vous l'avez sûrement remarqué, l'habillage du site a un peu changé. J'ai reçu dernièrement un mail d'un lecteur qui ne trouvait pas logique que la bannière du blog représente un oiseau blanc, alors que le titre du blog est "L'écureuil volant dans l'espace". Après une lecture approfondie du blog, on s'aperçoit pourtant qu'il est assez peu question d'espace, et que les écureuils volants se font plutôt rares. Alors pour fêter l'arrivée de l'été et son climat tropical, j'ai décidé d'y remédier et de modifier un peu l'habillage du blog. Un peu comme si je changeais de T-shirt (mis à part le fait qu'il fait tellement chaud en ce moment que je n'ai pas besoin de T-shirt puisque je vis en slip depuis deux semaines. C'est très chic).
Adieu l'oiseau blanc, bonjour l'éléphant. Qui est tout à fait dans le ton, malgré ce que diront les mauvaises langues. Mais il n'y a pas que le blog qui se met à l'heure d'été, car moi aussi : en acceptant toutes les invitations à base de bière fraîche, de rhum et de barbecue sur le balcon (il n'est pas concevable de faire le difficile quand il y a du poulpe grillé au programme).
Et pour fêter ça, en plus d'un apéritif sur un balcon à Tôkyô à attendre le coucher du soleil, je vous annonce aussi la création de la page facebook du blog. Oui, je sais, on dirait un peu que c'est Noël, ou bien la fête des mères, mais non, vous ne rêvez pas. Les plus grognons d'entre vous diront "Oui, mais je n'ai pas de compte facebook, gnia gnia gnia." Ne vous inquiétez pas les amis, la page est accessible à tous, même sans être inscrit. Au niveau du contenu, je ne sais pas encore exactement quelle forme ça va prendre, mais disons que ce sera un peu comme les bonus d'un DVD, avec les interviews du metteur en scène, le making-off et les bons plans de la costumière. Ca se passe ici.

Quelle envergure prend d'un coup l'Ecureuil volant ! Promis, si je fais imprimer des posters ou des photos dédicacées, vous en serez les premiers informés.