lundi 28 mars 2011

Résultats tant attendus

"Alors, où en donc Ecureuil volant ?" vous demandez-vous avec angoisse chaque nuit avant d'aller vous coucher, le visage suant à grosses gouttes. Face à tant d'inquiétude et de sollicitude de votre part, je me dois de répondre (au moins par politesse et par goût des convenances).
Depuis une semaine environ je suis à Rennes ou dans ses environs à essayer de régler à distance toutes les embûches qui se mettent en travers de mon chemin (en vrac, le déménagement que j'aurais dû faire le week-end dernier alors que mon appartement est resté tel quel, mes tentatives de contacter le concierge pour lui demander de prolonger mon bail d'un mois le temps que je revienne, de multiples questions administratives, etc.). Le reste du temps, je profite des copains et des promesses qu'ils m'avaient faites avant que je rentre en France, principalement à base de repas riches en calories et en cholestérol, en bière et en rhum. Et je lis les BD sorties depuis un an et que j'avais raté.
Ce programme est bien évidemment plutôt plaisant et je ne vais pas m'en plaindre, même si les raisons de ces vacances forcées sont un peu moins réjouissantes. Cela va sans dire que le retour au Japon avec un mois de boulot en retard va être beaucoup moins plaisant, mais je n'en suis pas encore là. Chaque chose en son temps.
Avec tout ça, le concours de silhouettes de monstres a été un peu chamboulé. On a donc nos trois grands vainqueurs qui ont écrasé leurs autres de tout leur poids en carton. Ils obtiennent les scores suivants :

- 1ère place : Gruik (214 voix)
- 2ème place : Sabrina (176 voix)
- 3ème place : Seth (153 voix).

J'ai préféré attendre une journée de plus avant d'annoncer officiellement les résulats, de peur d'éclipser l'actualité électorale et politique. Les gagnants recevront leurs lots au plus vite. Ces derniers sont actuellement chez moi dans le bazar, probablement sous l'armoire. Il n'y avait rien de fragile alors tout doit être intact, au pire je remplacerai par un truc équivalent. J'espère rentrer au Japon vers le 15 avril, ce qui signifie qu'avec un peu de chances les gagnants auront leurs lots avant la fin du mois d'avril (le temps que je rentre et que je m'en occupe, sachant que le concours de silhouettes de monstres ne sera probablement pas ma priorité numéro 1 à mon retour).

samedi 19 mars 2011

Résumé des épisodes précédents

Voici un résumé de la situation, pour que ceux qui n'aient pas suivi puissent comprendre les prochains épisodes.

La terre a donc tremblé vendredi 11 mars après-midi à 14h45. J'étais dans mon bureau à Tsukuba, qui a pas mal été secoué, mais je m'en suis tiré avec seulement une grosse bosse sur la tête après avoir reçu une encyclopédie de l'art moderne sur le crâne. Quand je suis sorti à l'extérieur a eu lieu la première vraie grosse réplique. Suffisamment forte pour que tous ceux qui étaient dehors avec moi soient obligés de s'asseoir par terre pour ne pas tomber. A ce moment là, des incendies s'étaient déjà déclarés dans la quartier, enveloppant les bâtiments d'une grosse fumée noire, les sirènes de pompiers et d'ambulances sonnaient dans tous les sens, une énorme citerne d'eau sur le toit d'un immeuble venait de s'effondrer et toutes les vitres d'un immeuble ont explosé d'un coup. Il a fait nuit assez rapidement et comme tous les feux de circulation étaient coupés en même temps que l'électricité, il devenait dangereux de trop se déplacer à vélo.
J'ai passé la première nuit chez une fille du labo, à sept dans un petit studio pour ne pas qu'on se retrouve chacun tout seul chez soi dans son coin. On a mangé des boîtes de conserve à la lumière des lampes torches et on a essayé de dormir. Je dis bien "essayé", parce qu'avec des répliques toutes les 10 minutes, on est resté tout habillés, les lampes à la main et la porte ouverte pour pouvoir sortir au plus vite si besoin. Combinés aux alarmes des portables qui sonnaient sans arrêt, on était un peu comme dans un film de zombies, coincés dans l'appartement dans l'attente que quelque chose se passe avec la pression qui monte.

Le lendemain j'ai d'abord voulu repasser au bureau pour récupérer mon ordinateur, mais le bâtiment était fermé pour raison de sécurité et je n'ai pas pu y accéder. J'ai ensuite filé chez moi, mais là aussi j'ai trouvé porte close. Je suis allé chez des amis qui habitent dans une maison pas très loin pour faire le point. Pendant tout ce temps, les téléphones portables ne fonctionnaient pas, seuls les mails arrivaient parfois à destination, ce qui rendait difficile la prise de contact pour savoir si tout le monde allait bien. Arrivé là-bas, l'étage de la maison était dévasté mais le rez-de-chaussée ne semblait pas avoir trop souffert. On était quatre dans la maison, dont un bébé d'un mois. Avec ni électricité, ni eau, ni gaz, 5 litres d'eau potable et un peu de nourriture. Tout était paralysé, pas de trains, pas de magasins d'ouverts. Le gaz et l'électricité et l'ADSL sont revenus en fin de journée, ce qui a permis de se connecter sur le net et prendre connaissance de ce qui se passait vraiment.
Les deux jours suivants ont été identiques à samedi : chercher de l'eau en ville, voir sur Twitter que tel magasin vendait un peu de nourriture sur le parking (pas d'électricité dans pas mal d'endroits et des intérieurs de magasins trop dangereux, donc on joue à la marchande dehors avec des caisses sur des tréteaux et une calculatrice en guise de caisse enregistreuse), ne pas dormir à cause des secousses trop fortes et trop nombreuses. On a été rejoint par deux autres personnes (une soeur et un mari) qui sont venus avec de la nourriture. Les centrales nucléaires de Fukushima ont aussi commencé à faire leurs malines à ce moment là. Sachant qu'on était à 100 km à vol d'oiseau. Que l'ambassade de France restait neutre, mais disant à demi-mot que ça pouvait être dangereux, que les médias étrangers disaient que c'était la fin du monde et que les médias japonais nous apprenaient que tout était sous contrôle et que ce n'était pas la peine de s'en faire.

On avait trois ordinateurs, repartis ainsi :
- le premier sur les chaînes japonaises d'infos en continu
- le second sur le site du Asahi shinbun et sur le site de la BBC
- le troisième sur le site du Monde, de Libération et de l'ambassade de France au Japon.

J'ai appris sur Twitter que les liaisons en train étaient rétablies pour une matinée en direction de Tôkyô. Là était le dilemme : partir ou ne pas partir. Il devenait incertain que les liaisons en train reprennent assez vite et j'avais reçu un mail d'une copine dont un ami de ses parents travaille pour la compagnie électrique qui gère les fameuses centrales, disant que la situation était beaucoup plus grave que ce qu'ils annonçaient et qu'il valait mieux s'éloigner quelques jours. Les gens avec qui j'étais n'ont pas voulu quitter leur maison. J'ai finalement décidé de partir, en m'assurant qu'ils aient suffisamment d'essence dans la voiture pour pouvoir s'enfuir au besoin. J'ai filé chez moi, et le bâtiment était toujours fermé. J'ai croisé le concierge avec qui j'ai négocié comme mon appartement se trouve au rez-de-chaussée et qui m'a ouvert la porte de derrière pour que je rentre en cachette, pendant trois minutes. J'ai trouvé mon passeport sous mon bureau renversé, pris un sac dans lequel j'ai mis tous les vêtements que j'ai trouvé, et je suis parti. Trois minutes chrono. J'ai ensuite été à mon bureau, toujours fermé, mais heureusement j'ai croisé le directeur qui m'a ouvert pour que je puisse récupérer mon PC (et donc deux ans de recherches pour ma thèse). La situation devenant suffisamment inquiétante, je suis parti pour Tôkyô dans un premier temps, puis pour Fukuoka où j'ai déjà habité et où je connaissais du monde pour me loger. Entretemps, l'ambassade conseillait de s'éloigner de la région du Kantô 関東, et de rentrer en France pour ceux qui n'avaient pas de raisons de rester. J'ai été rejoint le lendemain par Aalex et Define d'Issekinicho, qui débarquaient de Kyôto avec leur maison sur le dos.

Après deux jours à Fukuoka, quand l'ambassade a fortement déconseillé de retourner dans le département d'Ibaraki où j'habite et que mon université en France m'a imposé de rentrer, il est devenu clair que je ne pourrais pas retourner chez moi dans la semaine comme je l'espérais au début. Puisque mon appartement et mon bureau ne sont toujours pas accessibles et que je n'ai donc nulle part où aller, que l'électricité est coupée deux fois par jour, que les trains sont en grande partir supprimés, qu'il n'y a toujours pas l'eau courante et que les magasins sont toujours fermés (donc ni nourriture, ni eau potable), j'ai décidé de rentrer pour 15 jours, en espérant que la situation se tasse un peu. Retour donc à Paris dans l'après-midi, puis à Rennes ensuite dans la soirée.

mercredi 16 mars 2011

Exode

Depart pour Seoul demain soir, puis Paris, et ensuuite Rennes.
Des nouvelles tres vite. L ecreuil volant volera aussi loin qu il peut.

mardi 15 mars 2011

plus

Rien de nouveau.

lundi 14 mars 2011

Nouvelles

Parti a Fukuoka pour quelques temps, le temps que la situation se stabilise et pour s eloigner des centrales nucleaires qui sont dans le departement au dessus du mien.

dimanche 13 mars 2011

Des nouvelles de la bataille

Je vais bien, pas de degats, une vision d'Apocalypse, mais c'est plus ou moins OK. Des repliques parfois grosses toutes les 10 min. Brrr. Des nouvelles des que je recupere mon ordinateur et de l electricite. Merci pour tous vos messages et mails. Des nouvelles tres vite dans quelques jours quand je pourrais rentrer chez moi.

lundi 7 mars 2011

Concours de silhouettes de monstres

Voici enfin le début des votes pour le concours de monstres en 2D. J'ai traîné un peu afin d'attendre les derniers retardataires, craignant des excuses bidon du genre "Mais ! Avec le décalage horaire j'étais encore dans les temps chez moi" ou alors "Monsieur, j'ai pas eu le temps de le faire pour samedi parce que mon petit frère a déchiré mon cahier de textes alors je ne savais plus quel jour on était". Finalement, tous les concurrents sont derrière la ligne de départ, prêts à casser la baraque.

Toutes les photos des participants se trouvent un peu plus bas dans ce message et sont classées dans l'ordre d'arrivée sur ma boîte mail. Les votes se font en répondant sur la barre de droite, sachant que vous ne pouvez voter qu'une seule fois, mais que par contre vous pouvez voter pour plusieurs candidats en même temps si vous pensez qu'ils sont plusieurs à mériter votre précieux vote. Les votes sont comptabilisés automatiquement et seront clos le mardi 15 mars à minuit (heure japonaise). Là aussi, c'est automatique, donc pas la peine de venir me dire "Mon cousin David devait voter, mais il a oublié parce qu'il avait plein de travail et puis une fille en bas âge qui ne fait pas ses nuits. Ecureuil volant, tu peux me rajouter un point de la part de cousin David ?". Je n'ai pas d'accès aux votes, je ne peux pas ajouter ou supprimer des votes (comme certains ont pu le soupçonner lors de concours précédents) : Blogspot a parfois du mal à compter et mets de temps à comptabiliser certains votes, mais il finit toujours pas y arriver, même si ce n'est pas instantané. Laissez-le prendre son temps, car quand il se presse, il fait des bêtises et oublie de compter les retenues.
Si vous trouvez les images trop petites, il suffit de cliquer dessus pour les avoir en grand et ainsi admirer les détails, sinon vous ne verrez pas grand chose pour certains. Vous verrez que parmi les propositions, c'est assez éclectique, il y en a pour tous les goûts, et surtout il y en a beaucoup (en tout cas beaucoup plus de participants que ce à quoi je m'attendais).


1. Louchia

2. Kimbachippy - Casting Kitty

3. Seth - Usagi affamé

4. Crayqueen - Cookie Monster a faim

5. Walkys

6. Les soeurs vietnamiennes
7. Ann
8. Joan - MONSTROMP

9. Malouloute

10. Grenadine

11. Mistinguette

12. Sabrina - Monstre&CdZ

13. Stéphanie - Serpent-des-chambres

14. Bibee - Microbabsorb'couleur

15. Gruik - Panda roux a une grosse faim !

16. ZLGM - Laplindpieds

17. Sophie - Clin d'oeil à Joann Sfar

18. YujiLeksey - Dr Mad and the Franken-Nounours
19. Nico - Vilain lapin
20. Yo Plait - Katell a fini sa vaiselle

21. Mélanie

22. Lothar - La Wampa du congélateur

23. Sina

24. Olivia - Poulpyman In Paris

25. Le Grenouillot

26. Ma Chouette

27. La Crapaudine

28. Ma Ninette

29. rom1 - KingKong

30. Ploum
Durant toute la durée des votes, les messages postés seront antidatés pour que les photos des concurrents soient toujours dans le premier message quand on arrive sur la page d'accueil. Pensez donc à descendre un peu voir ce qui s'y passe.

Test micro. 1, 2. 1, 2.

Les travaux pour rendre le bâtiment où se trouve mon bureau super-parasismique touchent à leur fin. Aujourd'hui, ils ont fait les tests de micros et d'annonces pré-enregistrées, donc j'ai pu entendre toutes ce à quoi je peux m'attendre : en plus des différentes sonneries, petits "gling" et autres "gong", j'ai eu droit à "Les portes d'entrée sont bloquées, veuillez utiliser l'escalier de service", "Attention, un feu s'est déclaré au deuxième étage", "Vents violents, veuillez ne pas sortir" ou "Tremblement de terre imminent". Concernant les incendies, c'était assez contradictoire comme indications, car ça commence par une dame qui dit "Attention, un feu s'est déclaré au deuxième étage." Elle poursuit avec "Veuillez évacuer le bâtiment dans le calme." Mais ensuite, elle panique un peu et finit par dire "Au feu, au feu !" en boucle. Si même les madames des annonces n'arrivent pas à garder leur calme, c'est mal parti.

Mes amis imaginaires sont formidables

Bon, c'est bien beau d'imaginer une mascotte pour une marque de shampoing ou la société de retraitement des eaux usées, mais ça reste encore virtuel tout ça. Pour donner un peu plus de consistance à toutes ces mascottes qu'ils inventent pour à peu près tout ce qu'il est possible de promouvoir, les Japonais leur inventent des caractéristiques "réelles". Par exemple, dans la petite fiche d'identité de la grenouille qui représente la bibliothèque où j'emprunte la plupart de mes livres, on apprend que son groupe sanguin est A+, que ses hobbies sont la musique et la lecture, et qu'elle a deux frères et soeurs. Informations que je brûlais de connaître.
Dans le même genre, Furimaru フリ丸, la mascotte de l'équipe de football de Yokohama, peut paraître un peu trop éloignée de la vie réelle (le fait qu'elle soit un personnage fictif n'étant bien évidemment pas un atout très favorable pour faire croire qu'elle existe). Que l'on se rassure, on a pris des photos de Furimaru se baladant en ville, car après tout, c'est un oiseau à grosse tête comme vous et moi.
Il se fait prendre en photo dans les parcs avec bonne volonté devant les cerisiers en fleur.
Et il sait même utiliser un Pasmo comme un grand.

dimanche 6 mars 2011

Du ramage et du plumage

En début de semaine dernière, des gens du bureau m'ont proposé d'aller déjeuner dans un resto, avec l'argument suivant : "on mange en regardant des flamants roses". Comme j'ai depuis longtemps renoncé à me poser trop de questions sur ce genre d'annonces un peu étranges, j'ai accepté l'invitation. Après un quart d'heure de voiture, on a fini par atterrir dans un restaurant pas très loin de chez moi, dont je ne soupçonnais même pas l'existence, et dont le principe est effectivement de manger avec les flamants roses. Le restaurant est construit autour d'une cour intérieure vitrée, dans laquelle vivent les fameux flamants. C'est un peu comme un mélange de restaurant et de zoo (avec des fiches de quizz sur les flamants roses rangées avec le menu, pour se distraire en cas de repas ennuyeux et pour que le flamant rose n'ait plus de secret pour les clients curieux). Tout le monde a trouvé ça super rigolo mais c'était surtout assez glauque de voir les bestioles dans leur hangar très sombre peint en bleu clair, avec cinq pauvres palmiers pour donner un air exotique à l'ambiance. A bien y réfléchir l'ambiance vieillotte du restaurant n'était pas mieux. J'ai bien vu la pitié qui se reflétait dans les yeux du flamant rose qui a passé toute la durée du repas à lorgner vers les crevettes dans mon assiette.

Note : J'ai bien reçu vos participations à tous pour le concours de silhouettes de monstres, tout ça tout ça. Je les mets en ligne ce soir, demain au plus tard. Promis, juré, craché dans l'évier.

Panurge retire de l'argent au distributeur

Si je vous dis que j'ai vu un type faire tout le chemin tracé sur le sol alors que personne d'autre ne faisait la queue, qui me croira ?

vendredi 4 mars 2011

Médor et les antibiotiques

"Bonjour les copains, je suis Médor, votre ami pharmacien. Vous voulez du sirop pour la toux ?"

Franchement, qui ferait confiance à un chien pareil pour ses médicaments ?

jeudi 3 mars 2011

Voyage à l'intérieur d'un pachyderme

J'ai retrouvé cette photo qui ravira à coup sûr les fans de sciences naturelles, de biologie, d'organes intérieurs, d'éléphants, de schémas colorés et de panneaux éducatifs (vous êtes forcément dans l'une ou l'autre de ces catégories).

mercredi 2 mars 2011

Chat perché

"Tremblement de terre = tsunami => va te cacher."

mardi 1 mars 2011

Ruiner son haleine sur sept générations

Aujourd'hui, une sacrée découverte : la marque Jagariko じゃがりこ (dont la mascotte est une girafe qui est toujours très classe) a décidé de lancer un nouveau parfum de biscuits apéritif : crème ail/anchois. J'ai d'abord eu un mouvement de recul rien qu'à la lecture de l'emballage, puis le dégoût s'est transformé en fascination. N'ayant actuellement pas de relations sentimentalo-buccales, je me suis dit que je pouvais toujours essayer. Et contre toute attente, c'est pas mauvais. Ca aurait même été l'accompagnement parfait d'un Martini avec du citron, mais que je n'en avais pas sous la main (le citron, si, mais par le Martini. C'est une denrée rare au Japon). Comme quoi, parfois, les mélanges de l'agro-industrie japonaise réservent des surprises.
En prime, je vous montre le code-barres de l'emballage, toujours décoré avec cette marque. Cette fois-ci, notre amie la girafe dîne au restaurant en bonne compagnie avec un bon verre de Bourgogne. Elle n'a pas dû tester le mélange ail/anchois, sinon elle n'oserait pas se montrer en public.