dimanche 31 octobre 2010

En rangs bien serrés

On dit généralement "Oui, les Japonais, ils sont bien disciplinés, ils font les choses comme il faut", tout ça tout ça. Quand on prend le train, il y a bien un marquage au sol pour faire la queue, mais au final quand le train arrive, il a toujours une petite grand-mère pour dire "Poussez-vous, vous ne voyez pas que je suis vieille ?" ou des salarymen en costard qui passent devant tout le monde en faisant comme s'ils n'avaient pas remarqué les cinquante autres personnes bien rangées juste à côté et qui attendent patiemment leur tour. Moi je vous le dis, tout se perd.

samedi 30 octobre 2010

C'est l'automne, vive l'automne

Youpi c'est l'automne. Et pour fêter ça, l'industrie agro-alimentaire, dans sa générosité habituelle, pense aux petits citadins qui ne mangent pas leurs 5 fruits et légumes par jour, et sort donc sa nouvelle gamme de saison : chips à la patate douce, plats préparés au potiron, chocolat parfum châtaigne, etc. J'ai testé les gâteaux apéritif parfum "sauce de soja d'automne", mais ça n'a rien de spécial. C'était seulement l'occasion de mettre des feuilles mortes et un renard qui danse sur le paquet.

L'automne c'est aussi la période d'Halloween, qui autorise à décorer avec autant de bon goût que partout dans le monde les vitrines des magasins. Pour le coup, les koalas sont de la partie, se transformant en "bat-koalas" (une espèce très rare qui ne fleurit qu'en octobre).

vendredi 29 octobre 2010

Mais ? Qui êtes-vous ?

Bien que je sois déjà passé leur faire un petit coucou pour leur rappeler comment je m'appelle, la Banque postale du Japon persiste à vouloir m'appeler Nathan. J'y suis donc retourné hier, et après des explications assez surréalistes avec la guichetière, je crois que tout s'est arrangé.

"- Donc, vous ne vous appelez pas Nathan ?
- Non, c'est pour ça que je suis venu vous le dire, parce qu'il y a une erreur.
- Montrez-moi votre carte de résident et votre carte bancaire. Hum... Effectivement, il semblerait que votre prénom soit différent...
- Euh... oui.
- Mais est-ce qu'il n'y a pas quelqu'un qui s'appelle Nathan qui habite chez vous, et à qui ces courriers seraient adressés ?
- Je ne sais, je ne crois pas l'avoir croisé en tout cas.
- Ah bon ?
[Oubliez le second degré et l'ironie à tout prix au Japon, surtout avec une guichetière de n'importe quelle administration]
- Nan, mais bon, j'habite dans 13 m², alors s'il y avait un gugus qui s'appelle Nathan, je l'aurais déjà croisé au bout de six mois.
- Ah oui, ça c'est sûr...
- Et puis vous ne trouvez pas bizarre qu'on ait le même nom de famille, la même adresse et que les tickets de retrait que j'ai dans mon porte-feuilles correspondent aux relevés bancaires que vous lui envoyiez ?
- Hum... On se serait donc trompé en entrant votre prénom dans l'ordinateur. [dit avec l'air satisfait de l'enquêteur après avoir enfin mis la main sur le domestique qui en voulait à l'assurance-vie de la baronne]
- ..."

Evidemment, les choses n'ont pas été aussi simples, puisque j'ai eu des tas de papiers à remplir (on ne change pas de prénom comme ça, non mais oh !) et qu'il a fallu que je fasse une déclaration sur l'honneur indiquant que je ne connaissais pas ce Nathan, et qu'il ne s'agissait pas non plus d'une identité que je prends de temps en temps (un peu comme si c'était mon nom de super-héros). Je crois que tout est rentré dans l'ordre mais je ne le saurai vraiment que le mois prochain en recevant mon nouveau relevé de compte (le suspens est entier et insoutenable).

jeudi 28 octobre 2010

Plus haut vers les étoiles

A Tsukuba, en plus du musée des robots, il y a aussi le musée de l'espace. Avec une magnifique fusée orange placée en extérieur (bien que orange ne soit pas une couleur pour une fusée, il aurait mieux fallu la peindre en argenté). Tout le monde en est très fier de cette fusée car elle a été conçue dans les labos de la ville, mais quand j'ai demandé, il s'est avéré que ce n'était pas la vraie qui était exposée. Donc c'est juste un gros tube en plastique et en métal. C'est très décevant.

mercredi 27 octobre 2010

500 points de bonus s'il promène son chien

C'est censé être un panneau pour prévenir les automobilistes de faire attention aux enfants qui peuvent débouler sur la route. Avec son côté "cible pour jeu de tir au pigeon", je trouve que la pancarte incite plutôt à leur rentrer dedans.
Il faut 8 000 points pour passer au niveau 2.

mardi 26 octobre 2010

Comme au zoo mais sans les cacahuètes

A cause de la pluie, j'en suis déjà à deux tentatives avortées de visite du zoo de Tôkyô, à Ueno. A la place je me suis rabattu sur les jeux d'une école à prendre en photo. Avec le grillage sur les côtés, les prises de vue en plongée, c'était finalement presque comme au zoo sauf que les animaux ne bougeaient pas. J'ai eu deux gorilles, un panda, trois chouettes et un écureuil. J'ai cru apercevoir un hippopotame mais il était vraiment trop loin, le bougre.
Je ne désespère pas d'aller un jour au vrai zoo.

lundi 25 octobre 2010

Bouger son gras en rythme

Allez, une petite pub pour se mettre en forme dès le lundi. C'est pour les bâtonnets Pretz (si vous suivez un peu, ce sont eux qui faisaient les packagings en forme de grenouille et de poulpe à accrocher dans son sac). Ils ont sorti de nouveaux goûts encore moins mangeables que les autres, alors ils veulent nous faire partager ça. Le premier spot, c'est pour le parfum "pizza". Vous reconnaîtrez les couleurs de l'Italie, les sumô typiques des villes de Parme et Florence, et entre chaque séquence de mouvements, la fille dit "Buongiorno" (il faut avoir un poil d'imagination).
Dans le second spot, c'est pour le parfum mentaiko 明太子 (des oeufs de lieu marinés assez épicés. A l'origine ça vient de Corée, mais ça a été importé à Fukuoka, et maintenant c'est devenu une spécialité locale de là-bas). On retrouve les mêmes mouvements et les sumô mais je n'arrive pas à comprendre ce que la fille dit cette fois-ci.

dimanche 24 octobre 2010

Avec les compliments du chef

Au dos des paquets de KitKat (format mini, il suffit de voir la taille de ma main à côté), on trouve un encadré avec écrit "Dear/From" (Cher... De la part de...), sous-entendant que ça pourrait faire office de cadeau. Qui oserait offrir un paquet de KitKat, surtout aussi ridiculement petit ? Il y a encore quelque temps, j'aurais répondu "Mais personne, voyons, soyons sérieux".

Mais tout ça, c'était avant qu'un collègue m'offre, hier, sans aucune raison, un kilo d'oignons (je n'ai pas une passion pour les oignons qui me fait en manger un à ma pause de 16h par exemple, qui aurait pu laisser entendre que ça me ferait tellement plaisir qu'on m'offre un grand sac d'oignons). Depuis, je pense que tout est potentiellement "offrable" au Japon, il n'y a pas de limite à l'imagination.

samedi 23 octobre 2010

Le dieu des fourmis


Une étrange sculpture d'animal trouvée dans un sanctuaire. On dirait un peu un oryctérope, mais avec de plus petites oreilles. Je ne sais pas ce qu'il est censé faire ou qui il doit protéger, mais en tout cas, il a une sacrée bonne tête. Si je devais choisir une bestiole pour protéger mon foyer, mes récoltes de riz ou faire le messager avec mes ancêtres, je le choisirais lui.

vendredi 22 octobre 2010

Mais que fait la police ?

Quand je passe devant le petit kôban 交番 (bureau de police de quartier) du centre-ville, je vois toujours la même pancarte accrochée, précisant que, désolé, les policiers sont en patrouille, mais que si vous voulez les appeler, il y a le téléphone sur le côté pour ça (qui n'est même pas rouge comme celui de Batman). Je suis quasiment sûr qu'ils ne sont pas en patrouille, puisque je n'ai jamais croisé une seule voiture de police en train de rouler. Et puis tous les soirs, ça fait beaucoup. A moins qu'il y ait beaucoup de vélos à contrôler passés 20h.

Ils doivent plutôt jouer à La Bonne Paye ou aux Mystères de Pékin dans l'arrière salle, tout en mangeant des chips saveur poulpe au barbecue (Les Mystères de Pékin correspondrait mieux à leur fonction après tout puisqu'il faut y résoudre des énigmes passionnantes).

La population croit pouvoir dormir sur ses deux oreilles, mais pendant ce temps, des gens mal intentionnés roulent à vélo sans lumière, et parfois même avec un seul frein qui fonctionne.

jeudi 21 octobre 2010

Des enfants dans des chariots à roulettes

Comment fait-on pour transporter dix gamins de maternelle d'un point A à un point B quand on n'est que deux adultes et que les deux points à relier sont à la fois trop éloignés pour faire marcher les enfants, mais trop proches pour prendre le minibus ?
Réponse : on les parque dans des petits chariots, comme des poussins qu'on va vendre sur le marché, et roulez jeunesse. Les enfants avaient l'air de s'éclater en tout cas, sauf un qui criait à tue-tête qu'il était Anpanman (pour rappel, le super-héros chauve et au visage rougeaud, en forme de petit pain à la tête fourrée aux haricots rouges. Comment peut-on décemment s'identifier à Anpanman, même à trois ans ?).

mercredi 20 octobre 2010

Nice, deux minutes d'arrêt


Suite et fin de l'histoire de la piste cyclable.
Un nouveau concept : la gare cycliste. C'est comme une gare ferroviaire, ou une gare routière, mais pour les vélos. Comme la piste traverse la campagne et qu'il n'y a pas de combinis (oui, c'est assez difficile à imaginer), ils ont construit une gare cycliste dans un village que la piste traverse, avec des toilettes, des distributeurs de boissons et des cartes de la région.
Et pour que ça ait encore plus l'air d'une gare, ils ont fait de faux quais de gare surélevés avec des bancs et des abris pour la pluie. On s'y croirait presque. Il ne manque plus que l'avalanche d'informations en tout genre déversée par les haut-parleurs comme dans les vraies gares.

mardi 19 octobre 2010

Le bateau merveilleux qui joue au ballon avec sa tête


Voilà ce sur quoi je suis tombé pendant ma promenade à vélo dans les rizières : un dauphin géant. Je ne vois pas du tout ce que ça peut bien faire ici. Comme à l'arrière il y a une hélice et vu la forme, j'en déduis que c'était au départ un bateau (qui a sacrément la classe pour un bateau, soit dit en passant). Mais maintenant il est posé sur des dalles, loin de l'eau.
En passant sur le côté, j'ai vu comme inscription  Furippâ tenbôdai フイッパー展望台, soit "Flipper, le belvédère". Donc, ok, on grimpe dessus pour avoir une meilleure vue. Mais une vue sur quoi ? Sur pas grand chose au final : le dauphin est placé à côté d'une école, au bord de la piste cyclable, avec une vue imprenable sur les champs, mais comme partout sur les 20 km qui ont précédé. Ca devait manquer de mascottes d'animaux dans les environs et les habitants étaient en colère, alors on l'a sûrement mis là pour rééquilibrer. En tout cas, en haut il y avait des tables et des chaises donc j'imagine que ça doit servir de petit café l'été.

"- On se retrouve tout à l'heure ?
- Oui, mais où ça ?
- On a qu'à dire à 15h au Flipper."

Yeah.

lundi 18 octobre 2010

Des crapauds en veux-tu, en voilà

Pendant ma promenade à vélo, je suis passé pas très loin du Mont Tsukuba, la montagne aux crapauds dont on fait de l'huile. Il y a une façon très simple de savoir qu'on s'approche du Mont Tsukuba (mis à part le fait de se retrouver face à une montagne droit devant soi), c'est que les batraciens commencent à pulluler. Déjà, réellement, on entend les grenouilles coasser dans les rizières, mais aussi visuellement.
En plus des panneaux avec l'inévitable mascotte crapaud, on trouve aussi plein de statues à tous les coins de rue.
Et même ce crapaud géant turquoise qui dit de faire attention au volant : "Conduisez prudemment et rentrez chez vous sain et sauf. De la part de Monsieur Côa." (avec un jeu de mot un peu nul entre kaeru 帰る "rentrer chez soi" et kaeru 蛙 "la grenouille", écrit ici en katakana カエル pour que phonétiquement on ne puisse pas faire la différence entre les deux mots. A noter que je mets ce jeu de mots en deuxième position des jeux de mots à bannir des livres pour enfants et des affiches qui leur sont destinées, immédiatement après celui sur l'éléphant [voir note de je ne sais plus quand cet été]. Malheureusement, on le rencontre aussi souvent). Ce n'est pas clair sur la photo mais ses yeux clignotaient pour un effet encore plus réussi.

dimanche 17 octobre 2010

Vers l'infini et au-delà

Voulant profiter des températures anormalement humaines de la saison (25° c'est beaucoup plus supportable que 38° par temps humide comme cet été), je me suis dit hier que c'était enfin la période idéale pour aller faire des promenades en vélo. J'ai donc commencé par aller sur la Rinrin rôdo りんりんロード (qu'on pourrait traduire par la "route Dring-dring", en rapport avec le bruit des sonnettes des vélos), LA piste cyclable du coin : une piste qui parcourt 40 km et qui est censée être une sortie pour les gens de Tsukuba. Je dis bien "censée" parce que ce qui est un peu idiot, c'est qu'elle est à 10 km du centre-ville et que pour y accéder, personne n'a pensé à faire un accès spécial pour les vélos, donc il faut faire ces 10 km sur la route avec les camions car il n'y a pas toujours de rebords sur les côtés pour être séparé du reste de la circulation.
Résultat des courses, c'est complètement désert, ce qui est un bon point, et il n'y avait pas ces familles avec des gamins partout qui apprennent à faire du vélo (ce qui est un autre bon point). J'avais la piste pour moi tout seul et finalement, ce n'était pas plus mal. Je n'ai croisé que des riverains qui promenaient leur chien ou des grands-mères qui partaient s'occuper de leur jardin. C'est assez étrange comme endroit : une piste cyclable déserte, un peu sortie de nulle part, qui parcourt la campagne et les rizières. Comme elle n'est pas vraiment exploitée, les habitants des environs se sont appropriés les bas-côtés et il y a plein de mini-jardins, presque comme des jardins familiaux clandestins, ce qui donne un air très bucolique à cette route (j'ai mis une photo de fleurs pour qu'on saisisse bien le côté bucolique de l'affaire).
J'ai récupéré la piste en son centre à peu près et je suis allé jusqu'à l'un des bouts, donc j'ai dû faire 50 km environ si je compte la distance pour rejoindre cette route. Ce n'est pas énorme à vélo, mais je dois avouer avoir un peu souffert sur la fin avec mon vélo taillé pour un collégien. Mes genoux me suppliaient de rentrer. Mais j'ai fait une drôle de découverte dans la dernière partie du trajet qui valait bien d'avoir un peu mal aux genoux (je mettrai la photo dans la semaine, là y en a déjà trop pour un seul et même message).
De temps en temps, les concepteurs de la piste ont voulu faire des blagues en ajoutant des pentes qui n'existaient pas (ça ne se voit pas trop sur la première photo, mais en regardant les barrières sur les cotés, on voit que les pentes sont en décalage et ne sont pas très naturelles). Ca aurait pu faire rire des enfants, s'il y en avait ici, mais comme je l'ai déjà dit, la piste est un peu loin en campagne pour y emmener ses enfants. A moins de venir en voiture avec les vélos dans le coffre, mais c'est un peu nul. Quand je suis passé à l'aller, j'ai croisé une grand-mère en vélo, tirant une remorque pleine de poireaux. Elle peinait dans ces montées qui se succèdent alors que la route aurait pu être droite. Dans ses yeux, j'ai vu briller les flammes de l'enfer, qu'elle réservait pour le petit rigolo du service de la voirie qui avait eu cette idée à la con.

Il faut encore que je vois ce que ça donne en prenant l'autre côté de la piste, mais je pense que je peux déjà ajouter la route "Dring-dring" à la liste du parcours touristique de Tsukuba.

samedi 16 octobre 2010

Des herbes et de l'eau chaude

Comme je bois beaucoup de thé et que j'ai du mal à en trouver qui ne soit pas parfumé à outrance avec des arômes artificiels et que je me lasse du thé vert nature, je fais des essais avec des produits de substitution. Finalement, quand on n'habite pas à Tôkyô, ce n'est pas évident au Japon de trouver du thé (autre que le thé vert j'entends, donc tout ce qui rentre dans la catégorie kôcha 紅茶), sans que cela n'ait un goût de bonbon ou qui ne soit pas du Earl Grey dégeulasse. Après le soba-cha そば茶 au sarrasin, je teste le remongurasu-cha レモングラス茶 (thé à la citronnelle). Mais finalement, ça n'a de thé que le nom, puisqu'en ouvrant le paquet en forme de tube, je n'ai trouvé que des brins de citronnelle séchés.

Ce n'est pas mauvais, c'est même plutôt bon comme infusion, mais chaque fois que je me prépare une théière j'ai toujours un peu l'impression d'aller donner du foin à un poney.
"Allez, tiens Nougatine, c'est pour toi. Tu es le plus beau de tous les poneys. Et si tu es sage je nouerais des rubans dans ta crinière."

vendredi 15 octobre 2010

La sécurité routière pour les batriciens


J'habite dans la ville des grenouilles, ce qui me va plutôt bien, et ici, même les batraciens doivent mettre leur ceinture de sécurité (surtout eux d'ailleurs, imprudents qu'ils sont).

Et pour aller avec ce thème de la sécurité routière, aujourd'hui j'ai été à deux doigts de me faire rouler dessus par un papi et sa voiture. Il a réussi à faire un demi tour sur une quatre voies en traversant le terre-plein central, pour se garer comme un cowboy (ou un samurai, c'est selon) de l'autre côté, sur la piste cyclable (où accessoirement je roulais, aussi tranquille qu'un écureuil revenant du bal du 14 juillet). Après s'être arrêté à seulement deux mètres de moi, il sort la tête de sa voiture pour me dire "Bah alors, gamin, faut faire gaffe quand tu roules à vélo sinon il va t'arriver des bricoles". Passons sur le fait que j'apprécie moyennement qu'on m'appelle "gamin" (bôya 坊や), surtout par quelqu'un qui a failli me rendre tétraplégique dans les trois minutes qui ont précédé. Je lui ai quand même fait remarquer qu'il venait de se garer en travers d'une piste cyclable après avoir coupé une quatre voies en faisant un demi tour alors qu'en plus il y avait des voitures qui arrivaient. Il ne m'a pas entendu/écouté/a fait mine de ne rien entendre et a juste dit "Rhalala, ces jeunes, ils font vraiment n'importe quoi..." avant de fermer sa voiture à clefs, en la laissant de biais sur la piste à vélos. Puis il s'est éloigné en chantonnant, le coeur léger.

O_°

mercredi 13 octobre 2010

Space Invaders, l'invasion continue


On croit en être débarrassé, et puis en fait non, c'est comme les cafards.
Malgré des efforts farouches et obstinés, j'ai eu du mal à avoir une photo correcte du Space Invader. On ne le voit pas très bien sur la photo car la fille n'arrêtait pas de bouger.

mardi 12 octobre 2010

Les voitures ont aussi le droit à leur manège

Aujourd'hui, une photo d'entrée d'un de ces fabuleux parkings automatiques pour ravir tous les fans, beaucoup plus nombreux qu'on pourrait le croire (un fan de parking automatique sommeille en chacun de nous). Ce n'est pas un simple parking où on gare bêtement sa voiture et où on revient la chercher. Non, non. C'est beaucoup mieux que ça.

D'abord, on vient en voiture et on se dirige sur le plateau tournant à l'entrée pour être bien aligné face à la porte métallique. On conduit jusqu'à passer la porte et on ressort à pied en laissant la voiture. C'est là que la fête commence pour la voiture, puisqu'elle se retrouve placée sur une sorte de grande roue pour voitures, qui tourne, tourne et tourne. Pour récupérer son véhicule, il suffit de donner son ticket et la voiture revient automatiquement dans le sens inverse, toute seule comme une grande. Une fois sortie en marche arrière, le plateau oriente la voiture vers la rue (ces parkings sont dans des emplacements tellement étriqués que les manoeuvres seraient trop compliquées à faire) et c'est parti mon kiki. Au final c'est comme la fête foraine, mais pour les voitures (et il manque bien sûr la barbe-à-papa).

C'est sûrement plus parlant avec une vidéo, que voici :

lundi 11 octobre 2010

Le bureau du professionnel (bis)

En fin de semaine dernière deux personnes ont quitté le bureau pour commencer à bosser en conservation en musée, libérant ainsi deux places dans la pièce. Alors qu'il aurait été si simple de laisser ces deux places vacantes pour les deux nouvelles personnes qui viendraient par la suite, il a été décidé à la place de libérer deux autres bureaux que ceux-là. On a donc commencé un grand jeu des bureaux musicaux (la version adulte des chaises musicales), mais sans la musique. Et puis c'est un peu moins spontané et enjoué car il faut déplacer tous les bouquins, les dossiers et tout le bazar.

Pour faire un bilan rapide de l'opération, je perds la vue sur le champ de terre qui a remplacé les jolis bambous du printemps et la proximité d'un voisin qui respire fort et qui a la fâcheuse habitude de renifler quand il lit. Dans mon malheur, je gagne une surface de travail décuplée (j'ai mesuré de façon empirique en étalant des feuilles sur les deux bureaux et le nouveau fait trois feuilles A4 et une feuille A5 de surface supplémentaire) et je me rapproche de deux mètres de la bouilloire électrique (qui est à deux mètres, j'ai donc réduit la distance de moitié). Globalement, je sors grand gagnant de l'opération. En plus j'ai désormais le bureau le plus grand de toute la pièce. Je me sens puissant, un peu comme si je pouvais tordre des petites cuillères par la seule force de mon esprit (mais pour d'autres raisons).

dimanche 10 octobre 2010

Tu me voies, tu ne me voies pas

Je doutais dernièrement des applications envisageables pour un tissu à motif écureuils en me disant que même s'il était cool, ça restait difficile à porter. Finalement non. Pour le pot de départ de quelqu'un au bureau, une jeune fille portait une robe avec un imprimé cerfs et biches (ok, ce n'est pas tout à fait pareil puisque ce ne sont pas des écureuils, mais on reste dans la même catégorie de motifs d'animaux vivant dans les sous-bois). Et pour aller avec, elle avait un sac fait en tissu camouflage, façon panda. Cela force le respect tant d'audace vestimentaire et zoologique.

samedi 9 octobre 2010

Un estomac propre comme des sanitaires

Une publicité photographiée dans le train pour lutter contre la mauvaise haleine après un repas chargé en ail (oui, c'est assez spécifique comme produit). On voit une dame qui soulève son pull pour montrer l'intérieur de son estomac (ce qui n'est déjà pas une conduite quand on sait se tenir, alors si en plus elle empeste l'ail...) et on voit qu'il est plein de gyôza et de yakiniku (tous deux contenant de l'ail dans leurs ingrédients). Pour lutter contre ça, elle a ingéré des petites pastilles bleues, dont on voit le paquet en bas à gauche, qui ressemble de manière troublante aux plaquettes qu'on colle sur le rebord des toilettes pour les désinfecter. Le schéma de l'estomac de la dame avec les points bleus est d'ailleurs sensiblement le même que celui utilisé par les publicitaires pour vanter les produits qui nettoient les fosses septiques. Ca fait envie.

C'est précisé en petit sur le bas du paquet que ça ne marche pas que sur les repas chargés en ail, mais aussi pour les haleines de lendemains de cuite (je crois qu'ils veulent diversifier leur clientèle).

vendredi 8 octobre 2010

Des fils plein l'appartement

Je ne sais pas qui est le gros malin qui a fait l'installation internet dans mon appartement, mais en tout cas il a eu la bonne idée de mettre la sortie du câble au dessus de la porte d'entrée. Comme les Japonais semblent ignorer le concept du Wifi, je me retrouve avec un joli câble bleu qui part du dessus de ma porte d'entrée, qui traverse la petite entrée, longe le dessus de la porte de la salle, puis descend en flèche en plein milieu du salon pour se diriger vers mon PC, généralement posé sur la table basse. C'est bien, comme ça il fait le tour de l'appartement. C'est à la fois très joli et très pratique (surtout joli, d'ailleurs : c'est presque comme Noël et ses guirlandes, mais toute l'année. Et comme ça j'ai un jeu d'obstacles pour pas cher puisque je suis obligé de l'enjamber pour prendre des papiers dans le bureau ou prendre un livre sur l'étagère.).

jeudi 7 octobre 2010

Camion-chat à la rescousse

Quiconque a passé plus d'une semaine au Japon connaît forcément les camions-chats de la marque Yamato, aussi appelée Kuroneko. C'est une enseigne de transporteurs/livreurs à domicile qui partage avec tous les autres transporteurs le marché juteux de la livraison de colis à domicile (qui est loin d'être le monopole de la Poste). Les Japonais adorent s'envoyer entre eux toutes sortes de choses, surtout à la famille et aux amis qui habitent loin (cet été, on m'a envoyé un pack de 6 bières et aussi un petit cageot de mandarines. En France, je doute qu'on appelle un livreur pour envoyer un pack de bière). La marque a surtout un logo sympa et des camions d'un très joli vert.
Voici un repaire de camions-chats, avec tout le matériel à l'effigie des deux petits chats. J'aimerais bien leur piquer un polo pour moi aussi avoir l'écusson aux deux chats noirs. Avec ça, je serais fier comme un paon qui vient de gagner cinq fois de suite à Questions pour un Champion (mais je laisse l'encyclopédie Larousse en cinq volumes, je préfère l'offrir au CDI d'un collège dans le besoin).
Ils ont plusieurs sortes de camions, mais celui-ci est de loin mon préféré : il semble tout droit sorti de Dragon Ball ou de Dr Slump (Toriyama Akira n'a pas vraiment été chercher très loin pour dessiner les véhicules de ses histoires, il a juste passé la tête par la fenêtre). Avec ses vitres sur les côtés, ça pourrait presque croire qu'il s'agit d'un super car de ramassage scolaire, idéal pour les petites villes rurales de moins de 15 000 habitants (aller au collège en camion-chat, ça donne tout de suite une autre dimension aux transports scolaires).

mercredi 6 octobre 2010

De la lecture pour s'occuper quand on s'ennuie

Vous êtes enfin venu à bout de l'intégrale de la Bibliothèque Rose offerte par Mémé en 1987 et vous hésitez avant d'entamer la Verte ? Comme je vous comprends : c'est un cap important à franchir dans une vie et on ne peut définitivement pas tirer un trait si facilement sur Jojo Lapin et Fantomette (surtout Fantomette).

Que diriez-vous d'un peu de lecture plus futile pour vous divertir et oublier un peu tous ces gros bouquins un peu trop lourds (un épisode du Club des Cinq en version cartonnée, ça pèse son poids) ? Ca tombe bien, la revue canadienne d'art contemporain esse publie dans son numéro de cet automne un article que j'ai écrit sur le photographe Yamamoto Masao 山本昌男. Cela s'inscrit dans le cadre d'un numéro thématique qui s'intitule "Miniature" et qui comme son nom l'indique porte sur des pratiques artistiques misant sur une certaine proximité avec le spectateur, des jeux d'échelles, la modélisation, etc. J'ai reçu la revue hier alors je n'ai pas encore eu le temps de lire tous les articles en détail mais il semblerait qu'il y ait pas mal de textes à s'intéresser à la maquette et à son emploi dans l'art contemporain.
Pour ce qui est de Yamamoto Masao, c'est un photographe japonais réalisant des clichés de petit format (d'où sa place dans ce dossier thématique) qu'il expose sous forme d'installations depuis les années 1990. Il privilégie un mode d'accrochage assez libre, avec des images fixées directement sur le mur sans cadre, dans des structures non-linéaires et dé-hiérarchisées.
Dois-je préciser que c'est bigrement intéressant ? Je ne sais pas trop où on peut trouver la revue en France, probablement dans les boutiques du Centre Pompidou et du Palais de Tokyo, ainsi que dans les librairies spécialisées. Pour ce qui est bibliothèques, je sais qu'on la trouve à la bibliothèque Kandinsky à Paris, ou à la bibliothèque de section histoire de l'art à Rennes 2. Pour le reste, cela demeure un grand mystère pour moi.
Pour finir de vous convaincre (mais est-ce encore nécessaire puisque vous venez d'arrêter tout ce que vous étiez en train de faire et avez annulé le déjeuner avec vos amis de toujours pour essayer de trouver le magazine en kiosque ?), non seulement la mise en page est réussie, l'article est traduit en anglais et même pas par moi comme un chameau mais par un vrai monsieur dont c'est le métier (et ce qui donne "Photographs that Fit in the Hand : Yamamoto Masao") mais en plus, et c'est sûrement le principal, il y a des biches sur la couverture. Le visuel de couverture est volontairement réduit, je vous rappelle que le thème du numéro c'est la miniature (si vous suivez).

J'espère en tout cas que ça répondra aux questions du genre "Hey, écureuil volant, tu fais quoi au Japon à part prendre le train pour photographier les pubs ou te faire harceler par des chats roux et obèses ?". Entre autres, je fais ça.

[Les références de l'article sont : "Des photographies qui tiennent dans la main : Yamamoto Masao", esse arts + opinions, n° 70, automne 2010, pp. 38-43] Je ne mets que la première double page en photo mais vous aurez bien compris que ça continue sur les pages suivantes.

mardi 5 octobre 2010

Au ras des bambous


Surprise en arrivant au boulot ce matin : des mini-pelleteuses ont envahi la cour devant mon bureau en prévision des travaux parasismiques. Pour avoir la place d'apporter des échafaudages, il a été décidé de raser les grands bambous (l'oiseau qui se prend pour un toucan qui habitait dedans doit être fâché maintenant qu'on a détruit sa maison). Au moment de la photo, il en restait encore un peu, à peu près l'équivalent de la coupe iroquois pour un jardin, mais c'est désormais plat comme la Belgique. Du coup, quand je fais une pause et que je regarde par la fenêtre, au lieu de voir de jolis bambous verdoyants, j'ai vue sur un champ de terre.

Foutus tremblements de terre, pourquoi me prenez-vous tout ce que j'ai ? Quand cesserez-vous enfin ?

lundi 4 octobre 2010

Le cahier de vacances pour les grands

Il y a une dizaine de jours, j'ai trouvé une enveloppe dans ma boîte aux lettres contenant ce petit dépliant, relatif au recensement, accompagné du formulaire à remplir. Rien de bien intéressant si ce n'est que le dépliant explicatif, pourtant destinés à des adultes, faisait extrêmement penser à un cahier de vacances.
J'ai aussi reçu récemment Le Grand livre de jeux ! d'Ariol, et finalement la différence avec le papier du recensement est loin d'être flagrante, sauf que l'un est conçu pour les enfants de six ans et l'autre pas [pour ceux qui n'auraient pas encore le livre de jeux d'Ariol, je préfère vous prévenir que ce n'est pas Marc Boutavant qui est au dessin. Alors, des fois, Ariol et Ramono ont des drôles de tronches].
Sur le dépliant, tout le déroulement du recensement est décrit étape par étape, avec plein de schémas et de petites illustrations, en utilisant le moins de couleurs possible et un épais cerne noir. Certains points cruciaux ont été mis dans des encadrés pour qu'on comprenne bien quoi faire quand le monsieur du recensement viendra, ou pour expliquer comment les formulaires seront recyclés après traitement informatique. Dans toute cette suite d'activités, mon dessin préféré reste quand même celui qui présente l'employé type chargé du recensement avec tous les éléments pour bien l'identifier : le badge, le brassard, le sac en papier avec le logo (et le noeud de cravate fait comme il faut).
Je me faisais une joie de recevoir ce fameux monsieur et de lui demander de bien vouloir me montrer son badge, son brassard et son sac pour vérifier s'il n'était pas un espion à la solde de l'ennemi, prêt à subtiliser les informations top-secret qui parsèment mon formulaire de recensement (comme le fait que j'aille au bureau à vélo, ou encore l'étage auquel j'habite). Malheureusement, le concierge se charge de ramasser toutes les enveloppes contenant les formulaires de tous les habitants de l'immeuble pour les donner au monsieur du recensement et nous éviter d'avoir à l'attendre une demi-journée pour rien. Non mais de quoi je me mêle ?

dimanche 3 octobre 2010

L'invasion du comté intersidéral

Sachez que les hommes-fromages de l'espace ont déjà envahi Tôkyô et qu'ils n'hésitent plus à se pavaner en ville en plein jour : de sombres jours s'annoncent pour les bols de soupe qui ne veulent pas de ration de fromage supplémentaire. Cette vidéo montre en tout cas à quel point les envahisseurs sont sûrs d'eux (ils sont accompagnés de l'homme-gousse d'ail de l'espace et de la femme-tomate de l'espace. Cela signifie sûrement qu'il y a d'autres spots de pub où on voit ces personnages là, mais je n'arrive pas à les trouver) :
 
Finalement, la pub est récente et sur le site du fabriquant, il y a même un jeu en Flash où le but est de mettre du fromage et du poivre dans le bol de soupe de la fille sans qu'elle ne s'en aperçoive [le jeu s'appelle "Marouma Mission"].

samedi 2 octobre 2010

L'ange gardien du futur

L'autre jour, j'étais tranquillement au bureau en train de travailler, quand mon portable s'est mis à sonner bizarrement. Que ce soit pour un appel, un mail, le réveil ou le témoin de batterie faible, je l'ai réglé pour qu'il fasse des petits bruits discrets du genre pépiements d'oiseaux ou envol de la Fée Clochette. Sauf que là il sonnait de manière agressive, un peu plus dans le ton "attaque de sous-marin ennemi, torpille à 9h". Je prends donc le téléphone et, oh surprise, je lis : "Information urgente de tremblement de terre" avec une petite icône clignotante montrant un petit bonhomme qui court vers la sortie.

Je lis le message qui me dit "attention, un gros tremblement de terre arrive à Fukushima, tous aux abris". Sachant que Fukushima c'est le département d'à-côté, j'imagine ne pas ressentir grand chose mais cinq secondes plus tard, gros tremblement de terre (peut-être le plus gros jusqu'à maintenant).
Ca m'a un peu intrigué parce que je n'avais jamais reçu ce genre de message sur mon téléphone. J'ai donc demandé aux autres du bureau le lendemain et aux gens qui passaient prendre des livres ou se servir du scanner et personne à part moi ne l'a reçu. Mon hypothèse comme quoi ça a été envoyé à tous les habitants de la région n'était donc pas la bonne. Pas plus que celle imaginant que tous ceux du même opérateur téléphonique que moi l'avait reçu.

La conclusion, c'est que soit j'ai quelqu'un qui me veut du bien au centre national d'observation des secousses sismiques, soit le gouvernement (ou une organisation secrète d'espions internationaux) fait tout pour assurer ma protection (sûrement pour s'assurer que mes recherches ne tombent pas entre de mauvaises mains), soit, et c'est le plus probable, j'ai un ange gardien qui maîtrise habilement les nouvelles technologies et qui préfère m'envoyer des mails plutôt qu'un rayon de lumière ou un petit chiot qui m'aurait attiré dehors en me tirant par la manche.

vendredi 1 octobre 2010

Traverser l'univers et apporter la joie dans les foyers

Si vous avez toujours voulu savoir à quoi ressemblent un homme-fromage de l'espace et un homme-poivre de l'espace, cette vidéo est faite pour vous (mais les autres aussi ont le droit de regarder, quand bien même vos interrogations en matière d'extraterrestres mi-super-héros  mi-ingrédients de cuisine ne seraient pas très développées) :