jeudi 30 septembre 2010

Le frétillement fatal

Ce serait gentil de ne pas jeter d'ordures dans la rivière parce que les poisson-chats sont moyennement contents après ça. Et il existe une légende au Japon selon laquelle les tremblements de terre seraient provoqués par des poisson-chats géants qui vivent sous la terre et qui, quand ils remuent, provoquent des séismes (la légende ne dit pas ce que peuvent bien fabriquer ces poisson-chats sous terre). Tout ça pour dire qu'il ne vaut mieux pas les fâcher et donc jeter ses canettes vides dans la poubelle plutôt que dans la rivière. Et aussi qu'il y a eu encore deux tremblements de terre hier, dont un un peu fort où je me suis dit "oulala" (oui, ma réflexion n'a pas dépassé ce stade).

mercredi 29 septembre 2010

Ce n'est jamais trop

Sur cette photo on voit toute l'organisation nécessaire pour prévenir les gens en voiture et à vélo qu'il y a des travaux : un panneau explicatif, des plots oranges, des barrières, des flèches, d'autres flèches mais lumineuses cette fois, des panneaux qui clignotent et un type qui fait la circulation avec un bâton lumineux orange (avec un gars du même genre qui fait la même chose dans l'autre sens). Du coup je me suis approché pour voir en quoi consistaient les travaux, parce que là y a de quoi penser qu'il s'agit d'un dangereux chantier de déminage. Mais en fait c'était juste un type avec une pelle qui creusait un trou de 40 x 40 cm. Peut-être que le trou était très profond, par contre. Peut-être qu'il permettait de passer de l'autre côté de la Terre, là où les gens ont la tête à l'envers.

mardi 28 septembre 2010

L'antivol pour parapluies

Comme vous le savez sûrement (ou pas) les Japonais sont faits à 76 % de sucre candi. Ils craignent donc la pluie et sont obligés de dégainer leurs parapluies à la moindre petite goutte d'eau, parce qu'on sait jamais, ça pourrait les dissoudre. Tout le monde se promène avec son parapluie au cas où, et puis c'est quand même bien utile quand il pleut, surtout en automne.

- Ah oui, c'est bien beau tout ça, mais vous n'allez pas rentrer à l'intérieur avec vos parapluies tout dégoulinants alors qu'on vient de passer la serpillère ? Non mais oh !

Heureusement, en plus des sacs plastiques protège-parapluies distribués à l'entrée des magasins, et très anti-écologiques (mais très en accord avec le raffinement du gaspillage dont font preuve les Japonais. Oui ici on gaspille beaucoup, mais on le fait avec élégance et subtilité), il existe des porte-parapluies avec antivols intégrés. On dépose son parapluie, on prend la clef, on fait son petit tour et on revient prendre son parapluie sans avoir foutu de l'eau partout. C'est presque magique.

lundi 27 septembre 2010

L'as du repassage

L'enseigne d'un pressing avec une hirondelle préposée au repassage. On recrute vraiment n'importe qui pour trouver de la main d'oeuvre à pas cher et économiser des frais de personnel.

dimanche 26 septembre 2010

La météo, mais celle d'hier

Je ne pense pas être très original en parlant des tremblements de terre au Japon, mais tant pis, je fais dans le cliché moi aussi. J'habite justement dans un coin particulièrement sujet aux secousses sismiques et j'ai le droit à mon tremblement de terre tous les 15 jours, histoire de faire danser un peu les livres sur les étagères. Des ouvriers entament d'ailleurs 6 mois de travaux dans mon bâtiment au boulot pour le rendre encore plus parasismique qu'il ne l'était déjà.
L'agence météo du pays donne sur internet les informations à propos des tremblements de terre qui ont été observés, pour connaître leur force et les endroits touchés. Les différentes pastilles colorées correspondent à l'intensité du tremblement de terre ressenti et la croix c'est l'épicentre (juste à côté de chez moi). Sous la carte, c'est précisé "Pas de risque de tsunami après ce tremblement de terre". Ouf alors.
C'est donc présenté sous forme de cartes météo, mais en indiquant ce qui s'est passé un peu plus tôt dans la journée, ou les jours précédents, plutôt que le temps qu'il va faire demain. Un peu comme si on nous donnait la météo du passé, une sorte de rétro-météo : "Vous voulez savoir quel temps il a fait à Lorient avant-hier ? Ca tombe bien, nous avons la réponse".

samedi 25 septembre 2010

La gymnastique envahit les toilettes

Jusqu'à présent, j'étais toujours un peu perplexe devant les toilettes pour handicapés au Japon, enfin plutôt devant les urinoirs pour handicapés. Ca se présente comme des sortes de barres parallèles placées sur les côtés et je trouvais pas ça très pratique, à part pour se retenir quand on tombe sur le côté, mais si on a pas le sens de l'équilibre, autant éviter de pisser debout. Et aujourd'hui j'ai eu une illumination : en fait, les barrières doivent servir à porter des béquilles. Je ne suis pas sûr de mon interprétation, mais en tout cas, ça doit être vraiment pratique pour des béquilles, ça évite d'avoir à les tenir ou qu'elles tombent par terre et de glisser en les ramassant parce que le carrelage vient d'être nettoyé.

Si quelqu'un a la véritable explication, je suis preneur.

vendredi 24 septembre 2010

J'aimerais bien dans ma salle de bain, faire de la musique...

Une fois de plus, une publicité avec des gens qui dansent. Je pense qu'on pourrait me vendre n'importe quoi du moment qu'on me le présente par des gens qui font des danses ridicules en rythme. En fait ça ne marche pas trop parce que j'arrive à résister à l'appel sournois de la publicité grâce à mon esprit surentraîné à l'hypnose, mais ce sont au moins les seules publicités dont je ne me lasse pas. Cette fois-ci, c'est pour vendre des cuisines et des salles de bain :
J'aime surtout l'air impassible des deux gamins, qui exécutent leurs gestes avec beaucoup de sérieux : c'est ça qui rend le spot drôle. Si vous regardez bien la tête qu'ils font, ils feraient presque peur. Heureusement, ils ont des écussons en forme de tortue sur leur polo pour contrebalancer tout ça et les rendre plus humains.
[Elan noir, je suis certain que ça va te plaire.]

jeudi 23 septembre 2010

Des pavillons pour lutter contre la crise du logement

Je pensais avoir remporté la guerre contre les cafards, mais je n'ai finalement gagné qu'une bataille. Après deux mois sans voir le moindre petit cafard chez moi, je m'étais persuadé que j'avais vaillamment vaincu l'ennemi. Ce n'était qu'une trêve estivale car pas plus tard que ce week-end, j'en ai tué sept en l'espace d'une journée. J'imagine que le changement de température leur donne envie de se trouver un abri bien au chaud avant l'hiver, de préférence avec de la nourriture à volonté. Attentif que je suis à ce problème de logement qui touche les insectes nuisibles, j'ai décidé d'apporter ma pierre à l'édifice et de lancer une nouvelle campagne de construction de pavillons.
Trois nouveaux logements sont désormais disponibles sous l'évier, sous l'étagère de la cuisine et derrière le frigo. Ils proposent toutes les commodités d'un habitat moderne : portes avec paillassons, fenêtres orientées plein sud (salon) et plein nord (chambre des parents), de la nourriture en petites billes dans la cuisine et un sol mi-parquet mi-glu extra-forte.
Tous nos logements sont conventionnés par la Caisse d'Allocations Familiales afin que nos locataires puissent percevoir l'Aide Personnalisée au Logement. De plus, des facilités de paiement sont proposées aux familles de cafards avec nombreuse progéniture. N'hésitez à nous contacter pour une visite, nous sommes à votre disposition.

mercredi 22 septembre 2010

On enlève ses chaussures avant d'entrer

Récemment, je parlais des petits chaussons qu'on met pour ne pas salir dans les écoles. Cette photo a été prise devant un bâtiment dont la construction se termine et dont l'inauguration va bientôt être organisée. Pour ne pas salir pendant que les ouvriers font les dernières petites retouches, ils sont obligés de retirer leurs chaussures et de mettre des chaussons. Super pratique pour bosser.

Note : Si vous lisez dans votre journal favori qu'un Français vient de massacrer un Japonais à coups de planche à découper les légumes, ce sera probablement moi. Un voisin, toujours le même, vient d'écouter pendant HUIT longues heures d'affilée la même chanson d'un chanteur japonais pour minettes qui chante avec une voix de fausset, et limite faux sur le dernier couplet. Je n'ai pas encore identifié de quelle fenêtre cela venait mais j'ai traîné dans la cour pendant 10 minutes pour chercher et je sens que j'aurai bientôt ma réponse. L'étau se resserre. Tremble, petit voisin.

mardi 21 septembre 2010

Espèce de tête de surimi !

En me promenant je suis tombé devant ce présentoir, devant un magasin, qui vend des masques. On y reconnaît Pikachû et compagnie, mais j'ai surtout été étonné de voir sur la gauche l'ourson du surimi de la dernière fois. En fait, ce doit être un ourson connu. Ou alors, la marque de surimi est tellement célèbre, qu'on a fait des masque à son effigie.

"Maman, maman, tu m'achètes un masque en forme de surimi ?"
C'est vrai que ça en jette plus comme ça.

lundi 20 septembre 2010

Quand les scarabées remplaçent les caniches


Je suis allé exprès au magasin de bricolage pour prendre des photos du rayon scarabées, mais il a déjà été réduit ces derniers temps et il était moins intéressant que la dernière fois (où je n'avais pas pris mon appareil photo. Comme quoi, je devrais toujours l'avoir avec moi, même quand je vais seulement acheter des clous). Ici, l'été, les enfants sortent avec leurs épuisettes et partent à la recherche de gros insectes de type scarabées, comme les coléoptères "scarabée-rhinocéros". C'est une vraie occupation, comme la piscine ou les ballades en vélo.
En magasin, on trouve tout le matériel pour capturer et s'occuper de ses insectes préférés : des petites cages en plastique et tout ce qui faut pour leur faire des nids douillets avec de faux troncs d'arbre (ou de vraies branches pour ceux qui ont la flemme d'en ramasser par terre), de la nourriture, des produits anti-odeur, et plein de trucs auxquels on ne penserait pas mais auxquels les Japonais fabricants de matériel pour scarabées ont pensés. Et ils vendent aussi bien sûr des scarabées pour les enfants un peu nuls qui n'arrivent pas à en trouver dehors, ou pour ceux qui n'ont pas la patience d'en chercher. Et ça coûte cher en plus ces bestioles.
La chasse aux scarabées, c'est typiquement un loisir d'été (quand il y a beaucoup de scarabées) et le rayon dans le magasin avait pris des proportions gigantesques, mais je m'y suis pris trop tard.

Il existe même des vidéos de combats de coléoptères. Je vous laisse apprécier le bien-fondé et l'intérêt de ce genre de programmes par vous-mêmes :

dimanche 19 septembre 2010

Tôkyô en flammes sauvé par un petit chat

Qui va nous sauver en cas d'incendie ? C'est Hello Kitty et tous ses copains.
Je sais pas pourquoi mais je n'ai que moyennement confiance. En plus avec ses petits yeux ronds toujours pareils et inexpressifs, je suis sûr qu'elle se drogue (et c'est mal, surtout pour une soi-disant pompier).

samedi 18 septembre 2010

Du tissu avec des jolies fleurs

Je viens de trouver un livre trop super cool. Il se présente sous la forme d'un ouvrage épais, de plus de 300 pages, de format A4. C'est le n° 17 de la revue Werk, que je ne connaissais pas, et en l'occurrence il s'agit ici d'une collaboration avec le duo de styliste/designer textile Eley Kishimoto (que je ne connaissais pas non plus, mes connaissances du monde de la mode étant relativement... limitées). En gros, le magazine, de mode/graphisme/design, a donné une carte blanche à Eley Kishimoto pour réaliser le bouquin et le résultat est plutôt réussi.
Je passe sur les trente premières pages qui présentent des photos des deux stylistes (lui Anglais et elle Japonaise) quand ils étaient petits ou d'objets leur appartenant (timbres, statuettes de chouettes, etc.). Ca surfe un peu sur la vague de l'engouement pour la photo trouvée et la photo amateur, et c'est surtout très anecdotique, mais ça ravira sûrement les fans, à qui la revue est destinée. Idem pour les trente dernières pages tout à la fin avec des photos de créations et de défilés, qui plairont aux lecteurs habituels de ce type de revue, mais finalement un peu mal placées ici, même s'il leur était sûrement difficile de ne pas présenter un minimum de robes. Passons là-dessus pour s'intéresser aux 250 pages qui restent.
Ces deux stylistes sont avant tout des designers textiles, qui dessinent leurs propres tissus et le livre présente des exemples de motifs réalisés, en reprenant tout le processus de création : des premières ébauches sur papier, aux dessins plus aboutis, le scann pour retravailler les motifs sur le PC et vectoriser tout ça, puis le tissu en lui-même. Sachant qu'ils ont eu la bonne idée pour les photos de tissus de les présenter en pleine page avec le recto présentant le tissu, et au verso son envers avec la trame du tissu. Comme l'impression est vraiment de qualité, ça rend super bien.
En plus de l'intérêt de voir ces documents de travail dans la réalisation de motifs (textiles ou pour papiers peints), le livre est entièrement considéré comme un vaste répertoire de motifs et c'est vraiment beau à regarder. L'ouvrage en lui-même est aussi un bel objet, et le soin apporté à la réalisation n'est pas indifférent à son charme. La couverture cartonnée est remplacée par une couverture faite d'une dizaine de couches de tissus du duo des stylistes, certains étant montrés à l'intérieur à travers les dessins préparatoires. Il y avait trois exemplaires à la librairie quand je l'ai acheté et les tissus des couvertures étaient chaque fois différents (peut-être que chaque couverture est différente, il y a en tout cas plusieurs variantes, au moins trois).
Et en plus, on peut même y trouver un joli motif écureuils, parfait pour une robe de bal. C'est très chic, le motif écureuils. Et puis ça va avec tout.

vendredi 17 septembre 2010

Des yeux ronds comme des ballons

Aucune raison particulière à mettre cette chouette et ses petits chouettillons, mais je trouvais que ça manquait d'animaux ces temps-ci sur le blog. C'est la mascotte du Tsukuba Express, le train qui relie Tsukuba à Tôkyô. Allez savoir pourquoi ils ont choisi la chouette.

jeudi 16 septembre 2010

La danse du chewing-gum magique, mais pour les amateurs

Hop, j'en remets une couche. Voici le retour de la danse des "nyan nyan". La marque "Fit's", dont le secteur marketing a travaillé tard pendant 3 mois, a pondu une idée de concours : entre 10 000 et 100 000 yen (on va arrondir grossièrement à 100 et 1 000 €) pour ceux qui proposeront la meilleure version de la danse du chewing-gum. Ils en sont au troisième concours, j'imagine qu'il y en a un par an.
Je suis allé voir le règlement sur le site et c'est assez simple. Il y a une chorégraphie imposée à imprimer, mais après c'est libre : un, deux, trois personnes ou plus, liberté des costumes, des décors, etc. La musique étant bien sûr celle du spot original.
Je vous donne ma sélection (qui dit sélection, sous-entend que j'en ai vu d'autres que ceux que je vous montre, j'ai bien dû en voir 50, donc j'ai la tête pleine de "nyan nyan" qui résonnent dans tous les sens) :
On voit que les gens choisissent souvent d'intégrer une mascotte comme dans la version TV. Je me demande où ils trouvent les costumes, parce qu'ils sont nombreux à en avoir dégoté un.
Le dernier que j'ai mis a été tourné à Fukuoka, à 500 m de mon lycée de quand j'étais jeune et plein d'avenir et les cheveux au vent.
Peut-être avez-vous repéré ce que  la chanteuse dit au début de chaque chorégraphie ? Dans la version originale elle donne le prénom de la personne connue qui danse, et là elle donne le département d'où la vidéo a été envoyée : Saitama, Chiba, Tokushima ou Fukuoka. J'imagine bien le même genre de spot avec la même chanson qui commencerait par "Ille-et... Ille-et... Ille-et-Vilaine !" ou "Meurthe... Meurthe... Meurthe-et-Moselle !" (ça marche moins bien avec l'Ain, ou à l'inverse avec les Pyrénées-Atlantique ou les Alpes-de-Haute-Provence).

Rectificatif : Je me suis trompé, j'avais lu trop vite sur le site de la marque. Il faut ajouter un zéro de plus aux montants des prix à gagner, ce qui devient tout de suite beaucoup plus intéressant.

mercredi 15 septembre 2010

Je souhaite le bonheur des bébés phoques

Une photo dans un sanctuaire d'un présentoir à ema 絵馬 sur lesquels on inscrit son souhait pour qu'il se réalise. A l'origine, le recto des plaquettes en bois représentait des chevaux, d'où le caractère 馬 dans le mot, qui signifie justement cheval. Désormais, on trouve un peu de tout, des carpes, des lapins, des oiseaux, etc. J'ai un petit faible pour le tigre qu'il y avait ce jour là.
Malheureusement, j'ai cherché un peu mais je n'ai trouvé aucun souhait un peu humiliant comme il y en a d'habitude (d'autant plus humiliant que souvent les gens mettent ses plaquettes dans les sanctuaires pas loin de chez eux, avec leur nom dessus). Trouverai-je un jour mieux que "J'aimerais être moins moche" ou "J'aimerais que ma copine devienne intelligente" ? Je ne désespère pas.

mardi 14 septembre 2010

4 sur l'échelle du sucre

Hier j'ai mangé ce qui était sûrement ma dernière pastèque de l'été. Enfin plutôt les derniers bouts de pastèque, une pastèque entière ça coûte beaucoup trop cher. En ouvrant l'emballage, j'ai remarqué le petit autocollant vert que je n'avais pas vu dans le magasin.
Dessus est marqué "Ce produit est de niveau 12 sur l'échelle du sucre". Alors je me suis demandé ce qu'était cette échelle du sucre (tôdo 糖度 en japonais). Bah oui, 12, ça correspond à quoi ? C'est très sucré, moyennement sucré, pas sucré ? J'ai goûté et je dirai que c'est "plutôt sucré". En cherchant sur le net, j'ai découvert que cette échelle n'est pas un truc inventé par les producteurs de pastèques japonais, mais que c'est juste le nom japonais de "l'échelle de Brix". Ce qui signifie que chaque pastèque est testée avant d'être emballée pour pouvoir être classée suivant son taux de sucre. Tu m'étonnes que les pastèques soient aussi chères si elles doivent passer tous ces examens d'entrée au supermarché. En plus ça gâche la surprise.

lundi 13 septembre 2010

La malédiction du musicien mélomane

Aujourd'hui, je m'interroge un peu. Je crois que je suis victime de la malédiction du musicien mélomane, celle qui vous colle un voisin qui écoute de la musique à n'importe quelle heure, ou très fort, ou des trucs très nuls. Sauf que moi je fais dans une catégorie bien à part.

Tout a commencé quand j'habitais à Paris, où mon voisin d'en-face, chaque fois qu'il faisait une soirée chez lui, finissait systématiquement prostré sur son balcon une fois tous les invités partis. Je pense que c'était par désespoir de s'être fait jeté par toutes les filles de la soirée, mais ça je n'en suis pas sûr. Toujours est-il qu'à chaque fois il restait sur son balcon pendant une heure, avec la chaîne hifi qui diffusait en boucle "Je suis une boule de flipper" de Corynne Charby (oui, oui, "Je suis une boule de flipper, qui roule, qui roule", c'est bien ça). Je n'ai jamais trop compris pourquoi, mais c'est ainsi. Ca restait quand même assez ponctuel, disons une fois par mois. Mais c'est toujours embêtant de devoir subir "Je suis une boule de flipper" de 4 à 5h du matin, pendant une heure, une fois par mois.

Ensuite ça a continué quand j'ai déménagé à Nantes, avec ma voisine du dessus qui écoutait chaque jour la même chanson de Garou, "L'aveu de l'amour" (mémorable chanson, injustement méconnue, les paroles surtout). En règle générale, c'était une moyenne de six à sept fois le matin en semaine et une dizaine le week-end (j'ai des témoins, nombreux).

Puis, depuis que j'ai emménagé dans mon appartement au Japon, mon voisin d'à-côté, celui avec lequel je partage un mur apparemment fait en papier crépon vu comment j'entends parfaitement bien tout ce qui se passe chez lui, est devenu fan d'un drama pourri, qui s'appelle Puropôzu daisensô プロポーズ大戦争, titre qu'on pourrait traduire par "La grande bataille de la demande en mariage" (ce qui donne d'avance un aperçu du niveau du scénario de la série). Et en vrai fan qu'il est, il a décidé d'écouter le générique de la série au moins cinq fois par jour, toujours en chantant par dessus, de sa voix mélodieuse. Mais ce qu'il préfère, c'est quand même le refrain, alors des fois il met juste le refrain qu'il écoute en boucle, une vingtaine de fois, en chantant. J'ai eu plusieurs fois envie de lui faire avaler son écran d'ordinateur, surtout que je ne sais pas pourquoi, mais il se sent obligé de chanter avec une voix super aiguë (le fait qu'il ait une voix aiguë n'est pas un argument valable car quand je le croise et qu'il me dit bonjour, il a une voix normale. Et aussi quand je l'entends parler au téléphone à travers le mur. Il ne prend sa voix aiguë que pour chanter). Voici la vidéo pour donner aperçu de ce que ça peut être :
 
Un voisin monomaniaque, je peux encore gérer, mais l'un des voisins de l'immeuble d'en-face a décidé de s'y mettre aussi. La semaine dernière, les fenêtres grandes ouvertes, il a écouté LA MÊME CHANSON (j'insiste lourdement sur ce point) de Rihanna, "Shut up and drive", dans une version remixée très rythmée avec plein de basses, pendant cinq heures d'affilée. C'est très long cinq heures. Et aujourd'hui, il a remis le couvert avec un morceau de dance pakistanaise (c'est comme ça que je qualifierais ça si je devais essayer de l'identifier) pendant six heures, sans se lasser.

Alors j'aimerais bien savoir : qu'est-ce que j'ai fait pour qu'on me colle en permanence des voisins qui écoutent en boucle toujours les mêmes chansons (dont la qualité est d'ailleurs des plus discutables) ? Qu'est-ce que j'ai fait de mal ? J'ai été si vilain que ça dans mes vies antérieures ? C'est une épreuve que Bouddha m'envoie pour tester ma résistance à l'envie de casser les genoux de mon prochain à coups de barre à mine ?

En tout cas, quelle que soit la raison, ce n'est pas très gentil.

dimanche 12 septembre 2010

Je vous en prie, mettez ces jolis chaussons

Dans les restaurants, en tout cas ceux un peu traditionnels, il faut retirer ses chaussures à l'entrée et se balader en chaussettes le temps d'arriver à sa table et pendant le repas (penser à renouveler sa garde-robe de chaussettes et éviter les chaussettes trouées au bout, ça fait mauvais genre). Mais pour les toilettes, comme c'est un peu sale et que le carrelage c'est froid, des sortes de petits chaussons sont fournis. C'est un peu comme si on faisait pipi à la maison (pour ceux qui contrairement à moi ont des chaussons chez eux, parce que sinon ça ne marche pas).

Dans les écoles primaires, les gamins n'ont souvent pas le droit de rentrer dans les bâtiments avec leurs chaussures alors ils les retirent, les mettent dans des petits casiers conçus à cet effet et mettent des chaussons à la place. Le mois dernier j'ai assisté à un colloque qui avait lieu dans les locaux d'une école primaire, je ne sais pas trop pourquoi, et il a fallu enlever ses chaussures pour mettre des chaussons à l'intérieur. Tous les intervenants étaient donc en costume et en chaussons. Costume chic, détail choc...

Ca demande une vraie gymnastique quand il s'agit d'aller aux toilettes, car on ne peut pas y entrer en chaussons (bah non, c'est sale alors on ne va pas y mettre les beaux chaussons qu'on nous prête déjà si gentiment, qui vont contaminer toute l'école après). Alors il faut retirer ses chaussons à l'entrée des toilettes, les mettre dans le casier, puis mettre les sandales exprès pour les toilettes, faire pipi, ressortir, remettre les sandales dans le casier, prendre les chaussons à la place, et repartir. C'est un peu compliqué.

samedi 11 septembre 2010

La danse du chewing-gum magique


Chose promise, chose due. Voici une campagne de pubs marrantes, prise sur le blog de Jud. C'est pour les chewing-gums "Fit's". Le principe est toujours le même d'une pub à l'autre : une première personne commence à mâcher un chewing-gum en se mettant à danser, la personne à côté prend un chewing-gum à son tour et danse également, tandis qu'un élément du décor prend vie à l'arrière-plan et se mêle à la chorégraphie. Tout ça avec une musique un peu débile et une chanson abrutissante.

Les deux personnes qu'on voit à chaque fois sont soit la fille, soit le gars, soit les deux en même temps pour encore plus de folie. Je ne sais pas exactement qui ils sont et j'ai la flemme de chercher sur le net, mais ce sont ce qu'on appelle au Japon des talento タレント, des gens insipides du genre starlettes qui cumulent des jobs de mannequin, chanteur, acteur, présentateur télé suivant les occasions. Leur popularité est en général proportionnelle à l'envie qu'on peut avoir de leur taper sur la tête. Donc à mon avis, étant donné le potentiel "tête à claques" de ces deux là, ils doivent avoir sacrément la cote auprès des lycéens.
La chanson commence par le prénom de l'acteur (Nozomi pour la fille, Takeru pour le mec). Avec des variantes régionales comme ici à Akita, puis à Nara (c'est ce qu'annonce la chanson au début à la place des prénoms) :
Si vous voulez chanter en même temps que la dame et pour être sûr de bien l'avoir dans la tête, voici les paroles :
Kamu to funyan funyan funyan nyan nyan funyan   噛むとフニャン フニャン フニャン ニャン ニャン フニャン
Kamu to funyan funyan funyan nyanyan   噛むとフニャン フニャンフニャン ニャニャン
Kamu to yawaraka Lotte no Fittsu   噛むと柔らかロッテのフィッツ
Et après la version au Louvre, la dernière dans la serre du jardin des plantes (à noter que dans celle-ci, la fille est habillée EXACTEMENT comme la fille du bureau à côté du mien dont j'ai parlé à certains, celle qui vient au boulot avec un chapeau de cowboy et qui ricane bêtement quand elle ne sait pas quoi dire. Elle a une voix tellement aiguë que je suis quasiment sûr qu'elle peut communiquer avec les dauphins).
Ce dernier spot est par ailleurs disponible sur le net en version 3D pour ceux qui ont les lunettes spéciales, même si je ne vois pas vraiment l'intérêt. Ca ne doit pas être super spectaculaire de les voir danser en 3D. Quoique.

vendredi 10 septembre 2010

Frotte robot, sinon tu n'iras pas au bal avec Cendrillon

Une publicité dans le métro pour un robot qui fait le ménage, et qui d'après la pub récupère 99,1 % de la saleté.
Le slogan : "Le robot fait le ménage. A votre place. Mieux que vous."

jeudi 9 septembre 2010

Tronche de petit pois

La semaine dernière, ou plutôt celle d'avant, je suis allé dans un bar avec JeXn (toutes les photos sont de JeXn) à Shibuya, histoire de quitter un peu Tsukuba, la ville de tous les désespoirs. Il m'avait prévenu que le bar où on allait était fréquenté par des Suisses et il n'avait pas menti, quand on est arrivé cinq blondinets discutaient raclette dans le fond du bar. En plus de cette densité helvétique élevée, l'endroit a aussi la particularité d'avoir un serveur avec une vraie tête de benêt. A la limite on s'en fout, et on pourrait passer à autre chose, sauf que le reste du personnel du bar a l'air de bien aimer se moquer de lui et en a fait la tête de Turc mascotte du bar. Il a donc un T-shirt à son effigie qu'il portait et un espèce de dessin mis en valeur au dessus du comptoir, montrant ses dents de devant qui courent après les carottes, ses petits yeux de taupe morte et des oreilles de Mickey pour parfaire le tableau.
Les salauds, ils ont même fait une affiche proposant les edamame avec sa tête (à gauche, et la tête du monsieur à droite). C'est vrai qu'il a pas été super gâté par la nature et qu'en plus il ne respire pas l'intelligence, mais à sa place j'apprécierais moyennement que tout le reste du personnel trouve normal de mettre des caricatures avec ma tête un peu partout dans le bar.

mercredi 8 septembre 2010

Plus haut les genoux et les chevilles plus flexibles

Je suis sûr que la plage vous manque déjà et que vous avez très envie de danser. Mais en même temps, vous aimeriez tellement faire de l'exercice parce que c'était dans vos bonnes résolutions de la rentrée.
Réjouissez-vous, une marque de jus de fruits a pensé à vous pour sa nouvelle campagne de pub :
C'est dommage, avec une musique plus funky, ce serait vraiment drôle. Mais rien ne vous empêche de danser ainsi avec vos amis. Ils seront ravis et ça changera de "La danse des canards".
Promis, une autre série de pubs beaucoup plus marrantes et beaucoup plus rythmées cette fois-ci dans quelques jours. Vous n'allez pas être déçu, oh ça non.

mardi 7 septembre 2010

Faites encore plus attention à l'escalator

Apparemment les recommandations précédentes n'ont pas suffi, puisqu'on a remis une affichette spéciale pour demander de faire attention en empruntant les escalators. Certains n'ont toujours pas compris le principe, le règlement était pourtant bien détaillé. Ce sont encore ces histoires de tongs qui semblent poser problème (à noter que la version japonaise de l'avertissement ne concerne que les enfants, mais s'adresse à tout le monde en anglais. Pas de jaloux).

Au passage, je vous conseille d'aller faire un tour sur le blog de Julie Blanchin, qui est aussi racé qu'un lévrier afghan, surtout si vous aimez le Japon, les dessins et les insectes.

lundi 6 septembre 2010

Doucement sur le vélo

On commence la semaine en douceur (c'est le cas de le dire) avec cette jolie enseigne à Yoyogi.

dimanche 5 septembre 2010

Le pays du froid

On l'ignore bien trop souvent mais le Japon est, entre autres, le pays du glaçon. Je n'ai jamais vu un tel engouement pour des cubes de glace. Je veux bien croire qu'il y fait chaud, mais c'est le cas de pas mal d'autres pays sans qu'il y ait une telle folie des glaçons. On en trouve partout, comme par exemple dans les kombini pour pouvoir déguster la canette qu'on vient d'acheter (à condition d'avoir un verre) avec la ration adéquate de glaçons, ou avec des distributeurs de glaçons dans les hôtels pour déguster son whisky comme il faut (photo supérieure). Ou bien dans les pâtisseries pour être sûr que l'éclair au chocolat qu'on vient d'acheter, qui ne craint pourtant pas grand chose, soit encore frais quand on le mangera à la maison dans 20 minutes. Et je passe les magasins de glaçons, les grossistes de glaçons en quelque sorte, qui fournissent les autres magasins en petits cubes glacés.
Il y a quelques temps, dans un bar, le barman me demande si je veux de la glace dans mon verre (en règle générale il faut plutôt demander pour ne pas en avoir comme ils en mettent partout, j'en ai même vu dans de la bière, l'été). Je réponds oui et le gars sort un gros bloc de glace qu'il commence à tailler avec un pic à glace pour qu'il ait pile la taille d'un mini-iceberg dans mon verre. Moi qui croyais que les pics à glace ça n'existait qu'à la télé...

samedi 4 septembre 2010

Cachez-moi cette peau que je ne saurais voir

Il y a quelques jours, dans un commentaire, Guillaume demandait pourquoi deux filles en arrière-plan de la photo sur les coins fumeurs avaient un parapluie ouvert. Voilà le prétexte pour l'explication du jour : la peur du soleil.
En fait, ce ne sont pas des parapluies, mais des ombrelles. Dès qu'il y a le moindre rayon de soleil, on dégaine l'ombrelle, exactement comme pour le parapluie, sorti dès la plus petite goutte de pluie. A la différence près que la pratique de l'ombrelle est exclusivement féminine, au contraire du parapluie qui a la faveur des deux sexes. L'ombrelle n'est pas faite pour se protéger de la chaleur, ni des effets cancérigènes des rayons du soleil. C'est simplement pour NE PAS BRONZER. C'est le mot d'ordre : garder la peau la plus blanche possible (à noter qu'on trouve aussi le courant inverse, mais largement minoritaire, de celles qui veulent bronzer le plus possible et qui ressemblent après quelques heures d'UV et de couches successives d'autobronzants à des petites paupiettes).
Cette envie de garder la peau blanche commence très jeune, dès 20 ans, mais ça s'accentue avec les années.
Je vous laisse apprécier les jolies petites dentelles qui agrémentent généralement le pourtour des ombrelles. Je n'ai pas de photos sous la main, mais on rencontre souvent les extrémistes du non-bronzage, portant la protection intégrale : l'ombrelle, les gants qui montent jusqu'au dessus des coudes, les jambières et la visière qui cache tout le visage. C'est impressionnant, on dirait des apiculteurs en dentelles.

vendredi 3 septembre 2010

Super éléphant veille au grain

Il n'est plus nécessaire d'avoir peur de laisser les enfants dehors passé 19h. Désormais, ils ne sombreront plus dans l'abîme de l'alcool ou du tabac dès que vous aurez le dos tourné, car heureusement, Super éléphant veille au grain et saura les dissuader de s'évertuer à vouloir gâcher ainsi  les plus belles années de leur vie. Merci Super Elephant de nous indiquer les magasins qui respectent la réglementation et qui refusent de vendre ces sombres substances au moins de 20 ans. Grâce à toi, le Japon est sauvé.

jeudi 2 septembre 2010

Pour l'amour des tentacules

Un paquet de tentacules de seiche marinées, c'est le compagnon idéal et inattendu pour l'apéritif (et ça se marie super bien avec une bière bien fraîche). Et dire que certains se contentent de banales cacahuètes...

mercredi 1 septembre 2010

Quand l'esthétique canine a pignon sur rue

Enseigne de magasin d'accessoires canins vue à Harajuku (ou du moins dans ce coin là si mes souvenirs sont exacts), avec un joli intitulé en français, mais un logo moche.