samedi 31 juillet 2010

La mauvaise surprise à l'intérieur

Bien que ça ne me soit pas encore arrivé depuis que je suis là, j'ai eu une envie de fromage. Je suis donc parti au supermarché accompagné de mon fidèle vélo en priant en chemin les dieux des produits lactés pour garnir le rayon fromages. N'habitant pas à Tôkyô, je savais qu'il ne fallait pas être trop exigeant.
Enfin à ce point-là... Rien ne semblait véritablement comestible et tout était souvent plus proche du plastique que du fromage. De dépit, je me suis rabattu sur ce qui semblait le meilleur : un camembert fourré au Bleu d'Auvergne. Forcément, dit comme ça ce n'est pas très alléchant. J'aurais dû me méfier, il y avait déjà eu des antécédents du même genre avec des associations étranges d'ingrédients : le petit pain au lait fourré à la chantilly et au beurre de cacahuètes, les biscuits fourrés à la crème de petit pois sucrée ou le yaourt vanille/mangue/pomme.
Résultat prévisible, c'était vraiment dégeu. J'en ai mangé une bouchée et j'ai jeté le reste (à 700 yen le fromage, c'est du gâchis). Heureusement, j'avais acheté des Apéricubes, appelés Belcube ici, comme solution de repli (même si ça ne correspondait pas exactement à ce que je cherchais, je savais au moins à quoi m'attendre niveau goût).
A l'avenir, il va falloir trouver une solution plus avantageuse. Surtout qu'il n'y a même pas de questions du Trivial Poursuit à l'intérieur des Apéricubes, ce qui fait pourtant la moitié du plaisir de ces cubes fromagers.

vendredi 30 juillet 2010

Faute de grive, on mange du merle.

Il n'y a pas que Pacman qui soit obligé de se reconvertir en mangeant des poissons au lieu des fantômes. Les monstres de l'espace se font rares et les temps sont durs pour les super héros. Même les Biomans ont été obligés de diversifier leurs activités et, d'après cette publicité, il semblerait qu'ils se lancent dans le bâtiment. N'hésitez pas à les appeler pour tous travaux de peinture, de plomberie ou de remise aux normes de système électrique : ils font du bon boulot et leurs fins de mois sont difficiles. Etant donné le nombre de fois où ils ont sauvé le monde (au moins le Japon) dans les années 1970 et 1980, on leur doit bien ça.

jeudi 29 juillet 2010

Des poissons pour le calcium

Et si vous rameniez des petits poissons séchés comme souvenirs de vacances ? Vos amis seront ravis de déguster ce petit encas avec leur bol de riz au petit-déjeuner. C'est plein de calcium et ça change du grand verre de lait. Tout le monde s'y met, même Pacman qui est à court de fantômes. Alors pourquoi pas vous ?

mercredi 28 juillet 2010

La tour de Tôkyô dans une boule à neige


Les Japonais ont la fièvre des souvenirs. Partout où ils vont, même pour une journée, il faut ramener toute une série de souvenirs à offrir aux amis, aux voisins, aux collègues, etc. (la liste est déclinable à l'infini : au concierge, à son banquier, à son prof de golf...). Pour en être débarrassé, le plus simple est encore, en arrivant quelque part, d'acheter son lot de souvenirs et après on est tranquille. Quand je parle de "souvenirs", ça correspond plutôt aux spécialités locales, qui peuvent aller du biscuit à la bouteille de saké, mais en passant par les poissons séchés, les caramels au thé vert ou les concombres marinés. Rien n'empêche non plus de ramener des fruits et des légumes si la région est particulièrement réputée pour tel ou tel légume. Des amis m'ont ainsi récemment rapporté une citrouille de leurs vacances et un collègue une botte d'asperges.

Pour mes vacances, j'ai fait dans le classique et j'ai ramené des biscuits, un peu comme des gaufrettes, à mes collègues. Par une suite de péripéties rocambolesques, que je ne détaillerai pas car c'est à la fois long et inintéressant, je me suis retrouvé avec des galettes du Mont-Saint-Michel dans mon sac en revenant de Fukuoka. La personne qui me les a données m'a affirmé que je pleurerai certainement en pensant à ma maman quand je mangerai ces petits sablés au beurre. Pour l'instant ça ne fait pas encore effet.

mardi 27 juillet 2010

Utiliser un escalator tout seul comme un grand


"Utilisez-vous correctement les escalators ?" C'est la grande question posée aujourd'hui par le personnel de la gare. On nous explique à grand renfort de dessins comment bien se comporter quand on veut emprunter les escaliers mécaniques. Vous remarquerez qu'il n'y a que peu d'enfants représentés sur cette affiche, et aucun animal de type lapin, raton-laveur ou poussin. Ce qui indique que ce message N'EST PAS destiné aux enfants, mais aux adultes, à qui on veut apprendre à ne pas faire de bêtises. Ce qui revient un peu à prendre les gens pour des imbéciles.

Aujourd'hui je suis passé acheter un truc dans l'un des grands magasins du centre-ville de Tsukuba et quelqu'un a dû se coincer une tong dans l'un des escalators récemment, car il y a avait partout dans le magasin des affichettes avec marqué (je retranscris de mémoire) : "Chers clients, c'est désormais l'été et il fait chaud. Vous portez des sandales alors n'oubliez pas de faire bien attention quand vous empruntez les escalators à ne pas vous faire mal. Levez bien les pieds quand vous êtes arrivés à l'étage suivant." Le tout dans le style infantilisant et condescendant utilisé habituellement pour ce genre de message. J'aimerais tellement réussir à faire comprendre que je suis un adulte...

lundi 26 juillet 2010

Le président et les bains d'eau chaude


Pendant mes vacances sur l'île de Kyûshû, je suis allé avec des amis aux sources d'eau chaude de la ville d'Obama 小浜, dans le département de Nagasaki. Contrairement à la plupart des Japonais, j'apprécie moyennement ces sources d'eau chaude (et plus généralement tout ce qui est chaud, comme l'été, le désert, les plaques électriques sur lesquelles je pose mon coude, et l'eau brûlante dans laquelle on nous propose de se délasser avec plaisir et abandon), mais c'est une autre histoire. Vous n'aurez pas manqué de souligner, perspicaces que vous êtes, la troublante similitude entre le nom de la ville où j'étais (Obama) et le nom du dernier président des Etats-Unis d'Amérique (Obama). Si vous répétez alternativement l'un puis l'autre très vite, vous finirez par vous emmêler les pinceaux et les confondre.
Dans la ville d'Obama, où on a le sens de l'humour, ça n'a échappé à personne. Et la ville fourmille de portraits d'Obama en train de manger de la glace au thé vert, d'affiches montrant Obama les pieds dans l'eau chaude la mine réjouie, ou encore d'enseignes de magasin représentant Obama mangeant des boulettes de poulpe.
Sans aucune transition, voici la photo de paper toy proposé par Yo Plait. Il est trop tard pour modifier le concours comme il y a déjà eu des votes, mais je le mets quand même en ligne pour qu'il soit exposé aux yeux de tous et que ces heures de découpage/collage n'aient pas été entièrement vaines. Le pauvre tigre boxeur, il s'est fait bouffé une oreille par une plante carnivore.

dimanche 25 juillet 2010

La plus belle pour aller danser


Au Japon, le mariage est devenu une véritable occupation en soi, comme faire du tennis ou du poney, à tel point qu'a été récemment créé le terme de konkatsu 婚活, qui désigne les activités à effectuer pour réussir à se marier. De plus en plus de trentenaires peinent à trouver l'âme soeur (ou au moins l'âme soeur de son porte-feuille pour plaire aux parents), donc de nombreuses sociétés proposent des journées ou des soirées à thèmes (golf, bateau, etc.) dont le seul but est de trouver chaussure à son pied parmi les dizaines de prétendants potentiels à être présents.
Les grandes librairies s'y mettent aussi et proposent un rayon mariage avec toutes les revues (et elles sont nombreuses) destinées à faire de son mariage la fête la plus réussie : des fiches idées pour décorer les tables du dîner sur le thème champêtre de votre choix, des playlists toutes prêtes à diffuser pendant les discours au début du mariage, ou des tests psychologiques où si vous avez un maximum de triangles c'est que le rose est décidément la couleur qu'il vous faut pour votre robe.
Après la mode des grands hôtels (toujours encore de mise), les mariages sont de plus en plus célébrés dans des salles entièrement consacrées à cet effet, généralement décorées avec le goût le plus certain. Après tout, rien de plus kitch qu'un mariage, alors autant y aller franchement. On se retrouve donc souvent avec des bâtiments à colonnes corinthiennes, avec beaucoup de sculptures en plâtre représentant des sujets sensuels du genre Léda et le cygne, moultes guirlandes en satin et en soie, des coeurs à paillettes et des bougies un peu partout. C'est un peu comme si on avait confié l'archi et la déco à Barbara Cartland, Mariah Carrey et Geneviève de Fontenay réunies.
Il y a quelques temps, par la fenêtre du train à Tôkyô, j'ai vu un bâtiment pour mariage avec des ambiances à thèmes (romantique, hawaïen, Mille et une nuits), dont la cour était remplie de décors en carton pâte visibles de l'extérieur. Il faudrait que je m'y arrête prendre quelques photos.

samedi 24 juillet 2010

Les caprices du temps

Nous, on fait nos malins avec notre heure d'été et celle d'hiver. Les Japonais font encore plus fort grâce à ce qu'on pourrait appeler l'heure magique. C'est l'heure qui suit minuit et qui précède le jour suivant. Certains cafés ferment ainsi à 25h du soir le vendredi et le samedi.

vendredi 23 juillet 2010

Je vous prie de rester derrière les lapins de sécurité

Quand on lit des blogs de gens partis en vacances au Japon ou qui y résident depuis peu, arrive assez vite le message sur les travaux publics et sur les gars en surnombre sur les chantier. Ici, point de tout cela (même si moi aussi j'aime beaucoup voir qu'un seul type qui creuse une tranchée à coups de pelle se retrouve entouré d'au moins deux autres gars payés à faire la circulation autour, même s'il n'y a aucun danger et que la rue n'est pas fréquentée du tout).

Je préfère attirer votre attention sur les barrières utilisées pour délimiter les travaux. A Fukuoka elles sont en forme de petits lapins. A Tsukuba, ils ont choisi des grenouilles. Je tiens quand même à vous rappeler qu'à une période pas si éloignée, il y a de ça à peine 70 ans, ces gens pensaient conquérir l'Asie.

jeudi 22 juillet 2010

Les concurrents sont sur la ligne de départ

Ca y est, les candidatures pour le grand concours international de paper toys sont closes et voici nos finalistes. Je remarque qu'il y a 5 candidats, soit moins que l'ensemble des gens à avoir grogné lors de l'annulation du concours. Hum hum...
Normalement il ne fallait envoyer qu'une seule photo mais comme on ne voit pas toujours toute la richesse des compositions, j'ai mis plusieurs images quand j'en avais. Vous avez jusqu'au 4 août pour voter et obliger vos amis à faire de même (voire même à contraindre par la force des inconnus à voter pour vous, mais je ne suis pas responsable des violences engendrées par ce genre de pratiques que je ne cautionne pas).
Le premier concurrent, c'est Quentin, qui propose une chambre d'enfant dans laquelle sont dispersés les paper toys. Je vous laisse les chercher. J'ai mis deux photos de gros plans : l'otarie sur la cheminée et l'oiseau blanc sur la corniche qui est une figure imposée (comme le triple saut arrière vrillé en piqué, en patinage artistique).
Ploum a décidé de concourir avec cette photo-jeu des 7 erreurs, réalisée à l'intérieur d'un frigo. Je ne peux l'affirmer avec certitude mais je pense qu'aucun légume n'a été maltraité pendant cette prise de vue (je me souviens des contestations des écureuils végétariens lors du concours d'origami et je préfère éviter leur colère en désamorçant en amont toute polémique). Ploum a également choisi la figure imposé de l'oiseau blanc parmi les trois proposées dans le règlement du concours.
Voici la proposition d'Elan noir, qui met en scène un projet assez dense. Elan noir a lui aussi choisi la figure imposée des petits oiseaux blancs, qui se font un bisou sur la deuxième photo. Je vais vous donner directement l'explication qu'il donne dans son mail, ce sera plus simple et plus rapide :
"Après le thème de l'écologie [pour le concours d'origami], j'ai choisi de m'exprimer sur le thème de la spiritualité avec une représentation du bouddha géant du temple de todaiji à Nara. Je fais apparaître une grenouille qui est l'emblème de ma famille et un écureuil mascotte du blog. On peut aussi observer un ours polaire géant qui m'a donné beaucoup de mal lors de sa réalisation. Vous allez me dire : que fait un ours polaire au temple de todaiji ? Eh bien à cela je réponds que les ours polaires aussi ont le droit de faire des pèlerinages. Après tout ils sont une espèce en voie de disparition et il me paraît normal qu'ils ressentent un besoin de spiritualité. Et puis je tiens aussi ici a rendre hommage à François Pompon, précurseur dans la réalisation de papertoys."
Rom1 se démarque de ses concurrents par le choix de la figure imposée du renard boxeur plutôt que de l'oiseau blanc. Il envoie une composition audacieuse intitulée "The Eye of the Tigger in Bikini Bottom".
Et enfin comme dernière concurrente de dernière minute, voici l'Oeuf qui chante avec une photo qui répond au nom de "L'histoire de la vie", avec l'oiseau blanc qui sort de son oeuf, entouré de plein de nouveaux copains paper toys, origamis et autres figurines.

A vous de voter, la balle est dans votre camp, comme on dit à la balle aux prisonniers.

mercredi 21 juillet 2010

Attention aux enfants sournois

Ce panneau est une énigme pour moi, j'ai vraiment du mal à en comprendre le sens. On y voit un enfant dans la tenue des écoliers (le chapeau et le cartable), surmonté de la mention "Attention !". Mais attention à quoi ? Aux enfants ? Est-ce qu'ils se regrouperaient en bandes organisées pour attaquer les promeneurs imprudents et leur voler leur portefeuille ? Ou alors, pire, y aurait-il des enfants zombies qui mangeraient les joggeurs égarés une fois la nuit tombée ?

La main tendue du gamin sur le pictogramme, laisse penser qu'il tient la main de quelqu'un, donc j'imagine que par extension, il faut comprendre "Attention à ne pas laisser vos enfants sans surveillance, des inconnus pourraient les kidnapper". Ou quelque chose d'approchant. Ce qui paraît plus plausible que l'hypothèse des enfants zombies. Mais le problème c'est que ce panneau est installé sur le campus de l'université, près du labo de recherche en littérature, qui n'est pas un endroit réputé pour l'affluence de ses enfants. Je peux même affirmer sans prendre trop de risques qu'aucun écolier de l'école primaire ne fait de recherches universitaires en littérature ni en linguistique (je ne les ai pas croisés en tout cas) donc la probabilité qu'a un enfant de se faire kidnapper est assez faible. Tout comme celle d'un kidnappeur d'enfant de fréquenter les locaux du labo de littérature. Alors pourquoi un tel panneau ? Le principe de précaution ? Un stock de panneaux en trop ? Pourquoi un message aussi peu clair (je ne suis pas entièrement sûr de la version du kidnapping après tout) ? Beaucoup de questions sans réponses. Mais que fait la police ? Ah pardon, elle a à faire, elle contrôle tous les vélos de la ville.

Retour au pays


Les vacances à thèmes mer/montagne/volcan en éruption sur l'île de Kyûshû sont déjà finies. Demain, retour au bureau. J'ai pris plein de photos de trucs rigolos et inutiles, de quoi alimenter le blog pendant facile quinze jours.

Je vous rappelle au passage qu'il vous reste encore 24 h environ pour participer au concours de paper toys. Pas plus.

mardi 20 juillet 2010

Une roulade avant réussie

J'aime bien les anciennes revues d'activités pour occuper les enfants et j'ai acheté le numéro de juillet 1960 de Ninen no gakushû 2年の学習. Il est en sale état mais je l'ai eu pour 300 yen, alors à ce prix là il ne faut pas trop en demander. Le magazine mélange un peu n'importe comment des histoires à lire tout seul, des reportages (principalement sur les animaux, comme ici avec les dauphins, les sciences et les métiers) et des jeux. La mise en page est super bizarre, puisque chaque partie, soit toutes 3 ou 4 pages, change de typographie, de placement du texte par rapport aux images, etc.
En plus de l'histoire du petit ours imprimée tout en en bleu, j'aimais bien cette double page pour apprendre à faire correctement la roulade avant. C'est expliqué très sérieusement, étape par étape. Vous croyiez que la galipette était un apprentissage assez naturel et qu'il suffisait d'imiter ses petits camarades de la grande section de maternelle pour y arriver ? Naïfs que vous étiez... Ce n'est que grâce à cette méthode en images testée par des astronautes de la Nasa que vous y parviendrez réellement.
On se retrouve aux J.O de Londres pour les épreuves de gym au sol et on en reparle.

lundi 19 juillet 2010

Le double démoniaque à base de sueur

Une pub étrange vue dans le métro pour une sorte de crème, comme un gel douche, à appliquer quand on prend son bain ou sa douche et qui limite la transpiration. Sur l'affiche, on voit une femme qui pétille, après s'être débarrassée de son double en transpiration, comme si elle avait muée et s'était libérée de son ancienne couche de sueur. C'est un peu crado comme idée.

dimanche 18 juillet 2010

On ne tape pas sur la tête du monsieur

Une photo prise un peu en cachette parce que le chauffeur de taxi n'avait pas l'air très commode et qu'il avait une grande cicatrice sur le visage. J'ai préféré prendre la photo à partir de mes genoux plutôt que de défier Albator du regard. On peut y voir un intérieur classique de taxi japonais combinant protège-appui-tête réalisé au crochet et vitre de protection pare-balles (j'exagère un peu) derrière lui. Je m'étais déjà demandé pourquoi cette vitre n'était que derrière le conducteur et elle ne prenait pas toute la largeur de la voiture, comme à l'intérieur des taxis new-yorkais des films américains (vraisemblablement inspirés des vrais taxis new-yorkais mais je n'ai pas eu l'occasion de le vérifier de mes propres yeux). Et tout à coup, j'ai compris : c'est seulement pour que les gamins installés à l'arrière ne lui tape pas sur la tête en hurlant "Vilain monsieur !" ou "Haha ! Sur la tête !". Ce genre de blague très prisée des 4-5 ans, surtout vis-à-vis du chauffeur trop occupé à conduire son véhicule plutôt que de distribuer des claques (ce qui est mal vu dans le monde éducatif et face aux parents/clients). Dans l'absolu, la demi-vitre reste la meilleure solution.

On ne le voit pas sur la photo, mais les portes arrières des taxis japonais s'ouvrent automatiquement. C'est magique, comme K2000.

samedi 17 juillet 2010

Plutôt la mort que la souillure

En ce moment, c'est la mode de l'hermine (pas le manteau de fourrure, l'animal). Enfin, ça reste plutôt localisé, à Rennes en tout cas, et chez mes amis. Je succombe moi aussi à cet engouement en achetant dans une librairie d'occasion un vieux livre sur les hermines intitulé Okojo no sumu tani オコジョのすむ谷 (La plaine où vivent les hermines) par Masuda Modoki 増田戻樹 au texte et aux photos. Le contenu est assez convenu : c'est le récit de quelqu'un qui grimpe en montagne à différents moments de l'année et qui patiente longuement que les hermines sortent de leur cachette dans les rochers pour qu'il puisse les photographier.

C'est surtout cette image là qui a retenu mon attention. On voit le photographe qui joue du flûtiau pour passer le temps, avec une hermine qui le regarde sur la gauche. Peut-être essaie-t-il de l'hypnotiser ? Ca m'a fait penser à un article que m'a envoyé mon frère, publié en décembre 1969 dans la revue Planète et qui explique qu'on apprivoiserait bientôt les loutres pour en faire des animaux de compagnies car elles sont à la fois facilement domesticables, attachantes et elles ont la fourrure tellement douce.

Voici le début de l'article : "La loutre de mer, appelée aussi par les Russes le Kalan, après avoir failli disparaître, pourrait devenir un animal domestique à l'instar du chien ou du chat". Malheureusement, l'ère des loutres n'est pas encore venue, mais ce n'est sûrement qu'une question de temps, quelques années tout au plus le temps que les mentalités évoluent.

vendredi 16 juillet 2010

La mouette te dit de faire gaffe à tes doigts


L'autre jour pour aller au Salon du livre de Tôkyô, j'ai emprunté pour la première fois la ligne de train appelée Yurikamome-sen ゆりかもめ線, dans le sud de la ville. C'est bien la seule ligne de train que j'ai jamais vue qui fasse une boucle (voir au centre du cercle vert du plan). Ce train, c'est presque un train de parc d'attractions : il est entièrement aérien, monté sur des rails en hauteur par rapport à la ville et à la baie ; arrivé un peu avant la boucle, il est censé tourner à 90° pour emprunter un grand pont aussi utilisé par les voitures, mais pour cela, il doit d'abord descendre puis faire sa boucle en remontant, comme les voitures d'un grand huit avant le grand looping. C'est presque du Disneyland à pas cher (sauf que ça ne va pas aussi vite et que Minnie ne débarque pas à l'improviste en décapotable, un bouquet de fleurs dans sa grosse main gantée).
Sur cette vidéo, on voit la boucle en question, mais ce n'est pas hyper clair (c'est vers la 4ème minute, quand le train repasse sous le pont qu'il vient d'emprunter). Je suis toujours assez étonné par le nombre de vidéos de trains faites par les Japonais qu'on peut trouver sur le net. On peut trouver des centaines, voire des milliers de trajets en tapant juste le nom de la ligne, une gare de départ et celle d'arrivée. Ce qui signifie qu'il y a des tas de types qui montent à bord des trains avec leur caméra pour filmer le circuit des trains. Vous remarquerez qu'ils n'assument pas non plus complètement leur passion puisque les vidéos sont souvent faites tôt le matin ou pendant la nuit. Il y a pas mal de fans de trains au Japon, du moins à voir l'importance et le nombre de magazines dans le rayon "trains et chemin de fer" des librairies. L'existence de ce genre de rayon en est déjà une preuve en soi.
Vous n'échapperez pas au désormais traditionnel autocollant qui prévient de faire attention à ses doigts. Celui-ci est assez peu compréhensible hors-contexte : on voit le symbole de la ligne en bleu et rouge sur lequel on reconnaît la boucle des rails de train et le profil d'une mouette (en rapport au port et à kamome dans le nom de la ligne qui signifie justement "mouette") avec une sorte d'explosion rouge. Un logo qui se fait mal en se coinçant dans une porte, il fallait le trouver celui-là. Surtout que si le texte japonais précise de faire attention aux portes qui s'ouvrent, celui en chinois aussi, et je suppose que celui en coréen aussi vu sa longueur, la version anglaise se contente de "Caution !". Attention à quoi ? Difficile de le deviner uniquement avec le dessin. Amis anglophones non-japonisants, ouvrez l'oeil.

jeudi 15 juillet 2010

Des livres en veux-tu en voilà

Je suis allé au Salon du livre de Tôkyô, qui s'est avéré un peu décevant. On y retrouvait la plupart des "gros" éditeurs déjà largement diffusés dans toutes les librairies, et pas de maisons d'édition plus indépendantes, comme ce qu'on peut trouver à l'étage du Salon de Montreuil. Car oui, je me suis bien évidemment strictement intéressé aux éditeurs de livres pour enfants.
J'ai trouvé trois livres, pas forcément méconnus, mais en revanche assez beaux (au départ je pensais faire de ce blog une présentation des livres que je trouvais au Japon mêlées de quelques anecdotes stupides, force est de constater que c'est rapidement devenu le contraire. Dès le départ en fait).

Le premier livre que j'ai acheté est un petit roman illustré par Murakami Yasunari 村上康成 (dont plusieurs albums ont été traduits en français) sur une nouvelle de 1921 de Miyazawa Kenji 宮沢賢治, et intitulé Yodaka no hoshi 『よだかの星』 (L'étoile de l'engoulevent). C'est un peu triste mais c'est très joli, et les dessins collent bien au texte, ce que je n'aurais pas trop imaginé connaissant les illustrations assez gaies de Murakami.
Le deuxième livre est plus drôle. C'est un album qui s'appelle Waniwani no ofuro 『わにわにのおふろ』 (Le bain de Croco-croco) [texte de Kokaze Sachi 小風さち et illustrations de Yamaguchi Mao 山口マオ]. Ca raconte l'histoire d'un crocodile qui aime bien prendre des bains et on le voit s'amuser avec l'eau chaude, jouer avec son robot et son canard en plastique et chanter devant sa glace. Le livre appartient à une série de quatre titres pour l'instant : Croco-croco se fait très mal, Croco-croco sort se promener et Croco-croco prépare à manger. J'aime bien les gros cernes noirs et le côté aplats irréguliers faits au tampon encreur, on dirait de la gravure sur bois.
On reste dans les jeux d'eau avec le troisième livre, Jakuchi wo akeru to じゃくちをあけると (Si on ouvre le robinet), qui montre tout ce qu'on peut faire avec l'eau qui coule d'un robinet, réalisé par Shingû Susumu しんぐうすすむ. L'idée est toute simple, puisque qu'on ne voit qu'un filet d'eau couler d'un robinet et produire différents effets (en ruisselant sur la main, en éclaboussant après avoir rencontré une cuillère sur son chemin, en remplissant un verre, etc.). Il semblerait que l'auteur ait utilisé différentes techniques (gouache, pastel, aquarelle et crayons de couleur), avec une phrase inscrite au pastel par double page. C'est tout simple mais graphiquement très réussi.

mercredi 14 juillet 2010

Ceci est ma chair, ceci est mon sang

Aujourd'hui, je vous présente le concept du ikizukuri 活き造り. Qu'il y a-t-il de plus frais qu'un poisson à peine pêché ? Tout simplement un poisson encore vivant.
Le ikizukuri est servi dans les restaurants disposant d'aquariums où nagent tranquillement des poissons, afin d'avoir toujours la matière première la plus fraîche possible. Quand le client commande, hop ! un coup d'épuisette et le poisson se retrouve découpé en tranches sur la planche de bois du cuisinier avant d'avoir eu le temps de se rendre compte de ce qui lui arrivait (une fois dans l'épuisette, il devait déjà se poser quand même quelques questions). Mais là où est toute la cruauté/virtuosité (c'est selon) du cuisinier, c'est qu'il se débrouille pour faire ça très rapidement et sans toucher à l'arrête centrale, ce qui fait qu'au moment de servir le plat au client, le corps décharné du poisson fait office d'assiette pour sa propre chair crue. Au début il remue un peu, et puis un peu moins, et encore un peu moins, puis plus du tout (au bout de 3 ou 4 minutes).
Sur cette seconde photo on voit la pique en bois destiné à maintenir le poisson dans sa jolie position courbée. L'excuse des Japonais face à ceux qui crient à la barbarie, c'est que les poissons ne sentent pas la douleur. Sans en être vraiment sûr, j'en doute un peu. Je me dis que qui dit chair, dit nerf, et donc douleur. Mais je me trompe peut-être. Marion, notre spécialiste zoologico-piscicole pourra sûrement nous en dire plus. Ils doivent se dire que comme le poisson ne crie pas comme un cochon qu'on égorge, c'est qu'il n'a pas mal. Ils finiraient presque par nous dire que ça lui fait plaisir.

Je n'ai pas vraiment d'avis sur la question (savoir si c'est bien ou mal de faire ça à une sardine) et je n'écris pas ça pour dénoncer une barbarie horrible effectuée sur ces pauvres petits poissons par les vilains Japonais. C'est plus pour faire dans le spectaculaire. L'écureuil volant se lance aussi dans les reportages trash, sauf que je fais avec les moyens du bord car je n'ai ni photos de prostituées thaïlandaises de 12 ans, ni photos de Britney Spears qui vomit sur un parking.

mardi 13 juillet 2010

Enfile ton body et sort le deltaplane

Vous les aviez oubliées ? Ne vous en faites pas pour elles, les grosses Cat's Eye sur le retour sont toujours là. Elles reviennent pour une nouvelle campagne de pub dans le métro : toujours aussi charnues, toujours aussi empotées, toujours aussi glamour. Et c'est bien ça le plus important.

[Par la magie de l'informatique et des messages pré-postés, vous ne vous en rendez pas compte, mais je suis en vacances à Fukuoka pendant une grosse semaine. Les messages continueront à arriver plus ou moins au rythme d'un par jour, même s'ils seront plus courts parce que je les ai tous écrits d'un coup. Donc pas de réponses aux commentaires avant la semaine prochaine. En attendant, je vous fais des bisous à la sauce de soja et les Cat's Eye se joignent à moi car elles sont généreuses.]

lundi 12 juillet 2010

Assorti au sac à main

C'est vrai qu'un scooter, ça fait cool. Surtout un Vespa. Mais avec le siège recouvert en fourrure léopard assorti au sac à main, c'est encore plus la classe.

dimanche 11 juillet 2010

Space Invaders pour les pauvres : niveau 2

Le vaisseau est arrivé au boss du niveau 2, le poulpe géant (qui est trop grand pour apparaître sur la photo, c'est pour dire). Et toujours personne pour voir mes vaisseaux en légumes en vrai.