lundi 31 mai 2010

Résultats du grand concours d'origami


Nous avons donc nos grands gagnants !
Arrivé en premier, Elan noir avec son "Flower Power Squirrel", suivi par les films de "Poire et Prune" et enfin l'écureuil géant de Rom1. Ce dernier, malgré des résultats prometteurs au départ, semble avoir fait les frais d'une campagne de lobbying de la part des écureuils végétariens, particulièrement actifs du côté du Mans, outrés de voir l'écureuil géant manger du steak. Pour revoir les différents concurrents, allez voir au post du 21 mai 2010.

J'avais déjà acheté des enveloppes à bulles pour l'envoi des lots, donc ça part demain à la Poste. Si les dieux grecs des envois postaux sont avec moi, vous recevrez ça d'ici une semaine.

Devant le succès de ce concours, une nouvelle compétition est en préparation. On quitte l'origami (pour changer un peu) mais on reste dans le papier. Des nouvelles très vite, pour l'instant c'est top secret.

samedi 29 mai 2010

La salle de bain du futur


J'habite dans un petit appartement, pour ne pas dire un minuscule appartement (plus petit que mon appartement rennais, c'est pour dire. Quoique moins mansardé). Donc forcément, les architectes qui ont conçu le bâtiment ont voulu gagner le plus de place possible dans les logements pour y caser le maximum de choses. Ce que je préfère, et de loin, c'est la salle de bain. Dans un espace de 1,5 m² (j'ai mesuré avec un double-décimètre), ils ont réussi à loger un lavabo, une douche et des toilettes, et tout ça dans des proportions normales, mis à part un plafond un peu bas. Comment ont-ils fait ? Tout simplement grâce à l'utilisation d'une merveille invention : le pivot.

Sur la gauche on a la douche, avec l'évacuation d'eau directement dans le sol ce qui signifie que le sol de la salle de bain fait aussi office de bac de douche (je crois qu'on appelle ça une douche à l'italienne, mais on peut aussi dire une douche à la japonaise puisque toutes les salles de bain ont un siphon incrusté à même le sol). A droite se trouvent les toilettes. Et entre les deux, le lavabo monté sur le fameux pivot, qui est poussé sur la droite pour prendre une douche, et sur la gauche pour aller aux toilettes. Cette espèce de salle de bain sous forme de boîte avec tout à l'intérieur, et mise dans un angle de l'appartement, ressemble pas mal à ce qu'a fait Charlotte Perriand aux Arcs, sauf que moi je n'ai pas la neige.

jeudi 27 mai 2010

"Que de trains, que des trains" a dit Mac Mahon

En fait ce n'était pas bien compliqué de trouver un plan avec tout le réseau de Tôkyô, j'en avais un dans mon petit bouquin avec les plans de la ville. La carte ci-dessous comprend les lignes de métro, les lignes de train du JR et celles qui sont privées. A côté de ça, le plan des lignes du RER fait figure de petit joueur.

mercredi 26 mai 2010

Rien qu'une boussole et un couteau


Un message pour ceux qui ont prévu de venir me voir et qui iront se balader seuls à Tôkyô pendant que je travaillerai.
Sachez que votre promenade sera semée d'embûches car vous risquez de vous perdre. Vous vous dites "oui on va se perdre, c'est normal, comme dans toute ville qu'on ne connaît pas, mais on arrivera bien à se repérer, on a été éclaireur et Castor Junior pendant notre jeunesse". Sauf qu'ici vous serez en milieu hostile pour toute personne essayant de se repérer par des moyens d'orientation classiques.
Déjà, il y a le plan du métro, qui en plus d'être compliqué est parfois uniquement inscrit en japonais dans les petites stations. S'y ajoute bien évidemment les plans des trains urbains qui traversent la ville et qui ne sont pas indiqués ici, multipliant les possibilités de trajets potentiels (chaque compagnie privée a son propre plan, du même genre que celui-ci. Il y a certaines lignes quand même détaillées sur ce plan, ce sont les lignes rayées noires et blanches).

Les choses ne s'arrangeront pas quand vous aurez atteint la station que vous convoitiez. Comme vous le savez peut-être déjà, les rues n'ont pas de nom au Japon, mises à part certaines grandes avenues, mais ça reste l'exception. Généralement, chaque endroit peut se retrouver par des indications qui tiennent plus du cadastre que de l'adresse et qui découpent chaque ville en portions de plus en plus petite et précise : la zone, le quartier, le bloc ou pâté de maison (avec plus ou moins de précisions suivant les endroits et la taille de la ville). Roland Barthes en parle un peu dans L'Empire des signes (paru en 1970), il y consacre un chapitre si vous avez la curiosité de le lire. Sans plan, c'est souvent difficile de s'y retrouver dans un quartier qu'on ne connaît pas.
Justement, pour vous aidez, vous trouverez des plans un peu partout dans la ville. Le souci c'est qu'ils n'indiquent rarement plus loin que les 500 m alentours, donc ce n'est pas évident pour avoir une vision assez large. Et surtout, petit piège quand on est inattentif, ils ne sont pas toujours orientés de la même manière. Voyez, celui-ci par exemple est orienté avec le nord qui pointe vers la gauche, là où on penserait voir l'ouest. Quels coquins, ces concepteurs de plans japonais.

Votre périple ne sera pas de tout repos, mais je suis sûr que vous serez plus fort encore que le type de Man versus wild, sans avoir besoin d'uriner sur vos vêtements comme il a l'habitude de le faire à chaque émission pour montrer qu'on ne survit que comme ça.

mardi 25 mai 2010

Le vent dans les cheveux et les mains sur le volant


Aujourd'hui, une publicité que certains ont déjà vu pour vanter les mérites de stages intensifs de conduite cet été. On y voit tous les avantages de savoir conduire : retrouver ses amis, aller au restaurant, draguer d'un air détaché et manger de la pastèque. Cette histoire de pastèque, ça me rappelle le film franco-taïwanais La Saveur de pastèque, un film/comédie musicale à la fois comique, poétique et érotique (assez difficile à classer, en somme) que j'avais vu au ciné. On était dix dans la salle mais comme les gens partaient au fur et à mesure on a finit à trois. Alors que c'était très bien, un peu étrange, mais bien au final (je dis ça parce que j'en garde un bon souvenir mais je ne suis plus très sûr que ce soit si bien que ça).

Comme certains connaissent déjà cette photo et pour ne pas qu'ils se sentent floués, je mets une seconde image.
On m'a reproché de ne pas avoir encore mis de photos avec Hello Kitty, ce qui fait douter certains de ma présence au Japon. Je répare ma faute avec cet autocollant sur les vitres d'un train à Tôkyô qui prévient de faire attention à ne pas se faire pincer les doigts dans la porte, sinon on finit avec un pansement comme Hello Kitty. Elle pourrait faire un peu plus attention : elle a déjà un pansement et on la voit remettre ses doigts dans la porte. Elle n'a pas vraiment retenu la leçon.

lundi 24 mai 2010

Même les légumes de l'été pointent le bout de leur nez

Ce message s'adresse tout particulièrement à Docteur Justice :
Il y a quelques semaines, ce dernier m'annonçait, des trémolos dans la voix, qu'après des recherches incessantes, il devait admettre que malheureusement au Japon on ne trouvait pas de courgettes. Je ne m'étais jamais posé la question, mais c'est vrai que je n'en avais jamais vu non plus. C'était plutôt embêtant cette histoire, puisque la courgette est quand même l'un des légumes principaux de l'été, dont je me nourris de manière quasi exclusive de juin à août. Quelle ne fut pas ma surprise hier en en découvrant un petit tas (une dizaine) dans un coin du rayon fruits et légumes du supermarché ! Il ne doit pas y en avoir souvent, mais ça existe.
Bien évidemment, on ne change pas une équipe qui gagne, donc elles sont toutes petites et vendues à la pièce à 97 yens (soit 87 centimes d'euro environ, ce qui n'est pas donné vu leur taille). Mais désormais, la ratatouille, les courgettes farcies et autres gratins de légumes d'été redeviennent possibles. Un rayon de soleil baigne mon petit appartement.
Sur l'étiquette il est marqué le mot "courgette", qui se dit zukkîni, ça provient de l'italien zucchini, repris tel quel par les Américains (je crois que les Britanniques disent "courgette"). Les Japonais ont adopté plus de mots anglais qu'italiens, donc le détour par les Etats-Unis est assez probable. [Oui, je fais aussi dictionnaire multilingue et étymologique à l'occasion et sur demande.]

Docteur Justice, tu peux revenir au Japon l'esprit serein, cette question de courgette réglée, plus aucun obstacle ne se mettra en travers de ton chemin.

dimanche 23 mai 2010

Promène ton teckel

Voici un nouveau packaging de gâteaux à emporter partout avec soi. Cette fois-ci, c'est le chien, aussi rouge que Clifford le chien géant. Il fait même le caméléon dans un sac rouge, quel champion du mimétisme.

Il fallait donc une histoire de chien pour aller avec. En voici donc une qui prouve une fois de plus que tout est possible.
J'étais tranquillement dans le parc d'Inokashira, celui avec les pédalos en forme de cygne, en train de discuter avec des amis en français. Débarque un joyeux papy japonais, accompagné d'un énorme Saint-Bernard de 82 kg (si mes souvenirs sont exacts), qui s'assoit sur le banc à-côté du notre. Ca nous fait un peu rigoler parce que des chiens, il n'y en a pas beaucoup au Japon et en règle générale ce sont des tous petits chiens de rien du tout (sauf les races locales appelées Nihonken 日本犬). Le grand-père, sûrement habitué à ce que les gens soient étonnés et admiratifs devant sa bestiole, se tourne vers nous et nous dit "Il est gros, hein ?". Sauf qu'il nous l'a dit en français. Et on apprend au fur et à mesure de la conversation que le monsieur a habité, il y a de ça 50 ans, dans le Nord de la France à Armentières. Pour ceux qui n'ont pas eu la chance d'aller faire une partie de leurs études dans le Nord et qui ne connaissent pas cette charmante bourgade un peu déprimante, sachez d'une part que vous n'avez pas raté grand chose et que d'autre part tout est résumé dans ces deux devises : "Armentières, pauvre mais fière" et "Armentières, cité de la toile et de la bière". C'était en tout cas très drôle de voir ce petit grand-père avec son Saint-Bernard et de l'imaginer flâner à Armentières, au pied du beffroi. On a bien évidemment eu le droit à la séance "photos souvenirs dans le portefeuille" quand on a demandé la taille qu'il faisait quand il était petit, mais j'ai malheureusement oublié le nom du chien.
C'était la première fois que je voyais un Saint-Bernard en vrai et je sais maintenant que ça ressemble de manière troublante à un veau.

vendredi 21 mai 2010

Nos concurrents sont sur la ligne de départ. A vos marques... Prêt... Partez !

L'heure fatidique est arrivée et les candidatures pour le grand concours d'origami en forme d'écureuil volant sont désormais terminées. Nous avons donc huit concurrents, tous plus doués et talentueux les uns que les autres. Je remarque en tout cas que chacun a usé de milles stratégies pour s'accaparer les votes du public : papiers colorés, mises en scène bucoliques, coups de feutres ravageurs,  etc. Vous pouvez cliquer sur chaque photo pour la voir en grand et en admirer les multiples détails pendant de longues minutes.
Dans la foulée je vais mettre le sondage en place et vous aurez jusqu'au 31 mai pour voter pour votre écureuil préféré. J'imagine qu'on ne peut voter qu'une fois, mais qu'on peut tout aussi facilement trouver sur internet des trucs pour tricher. Je compte sur votre honnêteté (je suis naïf).

Voici donc nos concurrents, dans l'ordre d'arrivée sur ma boîte mail (premier arrivé, premier servi) :

Dorian, notre plus jeune concurrent sûrement aidé de ses parents, qui présente un écureuil volant sobre, mais dans une ambiance japonisante grâce au vase en arrière-plan.
Suivi de Lilihouat avec son écureuil tout fleuri et ses yeux en épingles :

Ensuite, vient Elan noir et son "Flower Power Squirrel", dans une première mise en scène très psychédélique en accord avec le papier choisi, puis saisi dans son milieu naturel parmi les orchidées :

Nous avons ensuite Greg et son écureuil "Hello Kitty" à la mode japonaise pour les écolières :

Puis Rom1 et son origami géant (à comparer aux chaises qu'on voit sur le côté et aux steaks devant l'écureuil) :

Après, c'est le tour de Ploum avec un petit écureuil qui fait son timide et qui se cache dans les fleurs. Très printanier dans tous les cas :

Un concurrent de dernière minute, Docteur Justice, qui présente un spécimen très rare, le "tricératops-écureuil volant", se nourrissant principalement de feuilles de citronnier :

Et enfin un dernier concurrent, Poire et Prune, avec un projet vidéo (en deux parties) :




On peut dire que vous avez tous fait très fort ! A vos souris pour choisir votre écureuil volant le plus beau, le plus virevoltant, le plus joyeux et le plus plié. Vous avez le droit de voter pour autant de candidats que vous le souhaitez si vous n'arrivez pas à les départager et que tout est trop confus dans votre tête.

jeudi 20 mai 2010

Compte tes tomates.


Aujourd'hui, au supermarché, les tomates-cerises sont en promotion. Au lieu de les vendre dans des barquettes comme habituellement, les vendeurs des fruits et légumes ont fait de grands tas de tomates pour attirer les clients. Sauf qu'il n'y a pas de balances dans le rayon, ni à la caisse. Comment faire ?
Pas de souci, on fait comme d'habitude, on vend tout ça à l'unité : 10 yens la tomate-cerise et 98 les dix. C'est la caissière qui va être contente de les recompter une par une.

mercredi 19 mai 2010

En cours de promenade...


Pêle-mêle, pendant une promenade entre deux musées :
- un magasin de lapins, principalement des lapins nains, avec toutes sortes d'aliments, de cages ou d'accessoires (tel que ce harnais imprimé "vache" avec laisse et clochette intégrées) [note : la photo du lapin n'est malheureusement pas de moi mais provient d'une recherche Google images avec les mots "harnais pour lapin" en japonais]
- une affiche pour une agence de détective avec un labrador comme mascotte, sûrement un fin limier
- le logo d'un dentiste qui se vante de soigner les tyrannosaures (fanfaron !).

mardi 18 mai 2010

Heureusement, la police veille.


En tant qu'étranger, je suis une proie facile pour le policier en mal d'action, ce qui me vaut des contrôles d'identité fréquents. Vendredi dernier, je me suis fait arrêter par un policier à l'air bonhomme pendant que je roulais tranquillement sur mon vélo, et j'ai même eu le droit à un avertissement écrit (scanné juste au-dessus). Ma grande faute : je roulais avec mon casque de MP3, qui s'avérait être trop grand. D'après ce que m'a expliqué le policier, il tolère les casques avec les petits écouteurs, mais pas les grands car ça empêche d'entendre les voitures (en fait, je pense qu'il croit que le volume de la musique est proportionnel à la taille des écouteurs...).

Soit. Sauf que justement, pour entendre les voitures, je n'avais pas mon casque sur les oreilles, mais mon MP3 était éteint et j'avais le casque autour du cou, ce que j'ai fait remarquer au policier. Il a approuvé, tout en ajoutant qu'il devait quand même me verbaliser car si j'avais mon casque avec moi alors que je faisais du vélo, ça signifiait que je pouvais potentiellement (可能性がある) finir par le mettre sur mes oreilles et devenir dangereux pour la circulation. J'aime beaucoup le concept du délit potentiel.

Je m'en suis tiré avec mon petit avertissement écrit, sans qu'il soit précisé au bout de combien de fois on est puni, ni la nature de la punition (des lignes à copier, une mise à la porte du pays, un bout de petit doigt en moins, etc.), et 20 minutes de perdues : le temps d'examiner ma carte de séjour, de la recopier méticuleusement sur son carnet, de me faire un quizz pour vérifier si c'était bien ma carte ("Récitez-moi votre numéro de téléphone", "Si vous êtes né en 1982, ça veut dire que vous avez quel âge ?") et d'appeler ses copains au poste avec son talwie-walkie pour qu'ils vérifient mon numéro d'immatriculation de vélo au cas où je l'aurais volé. Sur la fin il manquait un peu d'imagination, puisque j'ai échappé au relevé d'empreintes digitales ou au prélèvement d'échantillon ADN.

Heureusement que mon délit virtuel se limitait à potentiellement mettre mon casque sur mes oreilles. J'aurais eu plus d'ennuis si le policier avait décidé que je pouvais potentiellement braquer une banque ou éventuellement tuer des enfants dans une école avec une mitraillette.
Dans tous les cas, ce papier devient le premier d'une collection qui ira sûrement grandissante au fur et à mesure que mon casier judiciaire potentiel se remplira.

lundi 17 mai 2010

Cela n'existe pas qu'à la TV : le broyeur à papier


Dans mon bureau, j'ai une machine formidable qu'on appelle "le broyeur à papier". C'est un appareil indispensable dans toutes les séries comiques à la télé, mais je ne pensais pas avoir la chance un jour d'en voir un de mes propres yeux. Véritable ressort à gags pour donner un peu de piment à un scénario morne (les précieux contrats qui se retrouvent en lambeaux alors que les clients étrangers doivent venir les signer, cravate qui se coince dans le broyeur juste avant le rendez-vous avec le DRH, etc. Les situations comiques sont exploitables à l'infini), mais dans la vraie vie, ça ne sert à rien. Ca transforme les feuilles de papier en confettis. Point. Alors qu'il y a une poubelle juste à côté.
 
A la limite, ça pourrait être utile pour éviter  que des concurrents avides mettent la main sur nos précieuses données en fouillant dans les poubelles. Sauf que je ne suis pas persuadé que nous ayons vraiment des concurrents. En tout cas, ça amuse tout le monde car il ne se passe une journée sans que quelqu'un ne s'en serve. Il y a peut-être un concours annuel sur l'étage du bureau qui fait le plus grand tas de confettis (sur la photo de droite on devine le fond du bac qui recueille les confettis. Comme vous pouvez le constater, on est encore loin de remporter le concours).

dimanche 16 mai 2010

Et dans la famille Miniature, je voudrais le petit-fils.


Un nouvel arrivage dans ma collection de légumes pour jouer à la marchande : le poireau. Plus fin qu'un doigt (photo en gros plan à l'appui), en fait, l'équivalent d'un demi-doigt. La botte de poireaux entière doit représenter environ deux poireaux normaux.
Une fois de plus, c'est peu.
 
Mise à jour : Pour les sceptiques des commentaires, voici le scann de l'emballage avec le nom de la variété (pas son nom scientifique, mais son nom commun pour la commercialisation) : surimu negi スリムねぎ ("poireau slim"). En cherchant sur le net avec ce nom, on trouve facilement des images ou des recettes de cuisine.

Un petit pas de plus dans l'intégration de contenus

Ô joie, ô bonheur dans les chaumières. Je viens de découvrir comment intégrer des vidéos à l'intérieur des messages, ce qui sera beaucoup plus incitatif, plutôt que de seulement donner les liens. J'ai donc intégré à rebours les vidéos de l'épisode d'Anpanman et de Kure Kure Takora, que je vous conseille de visionner si ce n'est pas encore fait.

Je voulais mettre une vidéo pour fêter ça, mais je suis un peu pris de court et je ne sais pas trop quoi mettre. Je mets donc cette pub sortie récemment, que certains connaissent déjà : il s'agit d'une pub pour la loterie pour laquelle la somme à gagner est tellement importante que les Cat's Eye décident de reprendre du service (les années ayant passées, elles ont pris un peu de poids et sont un peu moins sexys...).

samedi 15 mai 2010

Le politiquement correct, c'est la porte à-côté


Ici on ne s'embarrasse pas avec le politiquement correct. Enfin, si, mais pas pour les mêmes choses qu'en France. Ainsi, tous les jours je passe devant ce panneau, installé près des places de parking pour handicapés devant mon immeuble. Il y est écrit : "Places réservées. Les gens normaux ne peuvent pas s'y garer". En France, j'imagine les réactions des associations de défense des handicapés devant cette pancarte qui sépare les gens normaux des handicapés, implicitement anormaux. Ca reflète finalement assez bien l'image de la société face à ce qui est "autre".

vendredi 14 mai 2010

Poulpe capricieux et méduse invisible


Ha ! J'ai désormais le poulpe en ma possession ! Je suis obligé d'élargir de jour en jour mon champ de recherche pour trouver les boîtes, mais ça s'avère fructueux pour l'instant.

En parlant de poulpe, ça me fait penser à autre chose. Il y a un an à peu près, j'étais tombé par hasard sur un article à propos de Kure Kure Takora クレクレタコラ sur le blog d'illustrations Lezinfo (www.lezinfo.com/blog/). Kure Kure Takora, pour ceux qui l'ignorent, est une série de mini-épisodes de 2 min 30 environ, produite en 1973-1974, avec des personnages en costumes (et qui est finalement assez proche de ce que pourrait être Casimir sous acides). Elle met en scène un poulpe, Kure Kure Takora, et son meilleur ami Chonbo, une sorte de courgette, dans des aventures palpitantes et mouvementées.
Kure Kure Takora signifie grossièrement "Donne-moi ça, donne-moi ça, Poulpi", car le personnage principal veut toujours ce que les autres ont de nouveau, quitte à se battre avec eux ou à leur jouer des tours pour récupérer ce qu'il désire. C'est globalement assez immoral et je ne suis pas persuadé que ce soit très adapté pour les enfants, puisqu'en plus les costumes sont assez effrayants. Mais c'est ce qui fait tout le charme de la série, auquel s'ajoute des scénarios sans queue ni tête. C'est très... riche, comme histoires.

Je vous laisse vous faire votre propre avis avec l'épisode n° 193 : www.youtube.com/watch?v=GFTIV6OeZ3w
En gros, ça raconte ceci : le poulpe et la courgette rencontrent par hasard le concombre de mer, ravi de posséder un pagne hawaïen pour danser, et ils décident de le lui voler. Entretemps, le crocodile s'en empare et fait le fier en bougeant en rythme. Le poulpe et la courgette le suivent, quand apparaît de nulle part la méduse (qui a le pouvoir de se rendre invisible et aussi la particularité de parler comme un dauphin en caquetant). Les trois concombres de mer débarquent dans l'action, tout le monde se bat, et finalement Kure Kure Takora remporte la jupe mais est trop fatigué pour danser car il ne tient plus sur ses jambes.

Ca paraît décousu, mais c'est une question d'habitude. Il y a un style Kure Kure Takora.

jeudi 13 mai 2010

Un grand cru, mais en sachet s'il vous plaît

Ah... le Japon, pays du thé. J'ai de quoi être ravi. Mais n'oublions pas que c'est aussi le pays des associations gustatives douteuses. Nouvel exemple : le thé goût "vin blanc et raisin muscat". Miam !

mercredi 12 mai 2010

Petits yaourts pour petit appétit


Après une journée complète à attendre le livreur qui m'avait oublié, j'ai reçu avec fébrilité mon mini frigo. Que je me suis empressé d'aller remplir, ce qui fut assez rapide, je dois l'avouer. Parmi les merveilleuses denrées que je peux désormais acheter figurent les yaourts, qui sont vendus en petites portions comme le reste (80 g, soit un tiers de moins qu'un yaourt français, la petite cuillère sert d'échelle pour la photo). Ca a la taille d'un Petit-Suisse obèse (le laitage, pas les écoliers helvètes).

En prenant la photo je me suis aussi rendu compte de mon erreur : dans ma hâte d'approvisionner mon électroménager, je me suis contenté de regarder en bas à droite du paquet et d'y lire l'inscription la plus attractive en orange : "noix de coco". Je n'avais pas fait attention au côté gauche. Grave erreur. Car il ne s'agit pas de quatre yaourts à la noix de coco, mais de deux à la noix de coco et de deux à l'aloe vera. Vous saurez maintenant que ce n'est pas bon. Ca se rapproche terriblement du goût du gel douche, ce qui est moyennement appréciable en guise de dessert. Chic, il m'en reste un deuxième.

Attention, chaussée glissante

Aujourd'hui, il pleuvait. Rien de bien méchant, sauf qu'il a plu toute la journée. Une petite pluie continue comme un mardi de novembre en Ille-et-Vilaine. Je rentrais tranquillement chez moi à vélo, quand de loin je vois débarquer une voiture de police, avec sirène et gyrophare. La voiture roulait lentement et de temps en temps, le policier installé à la place du passager sortait la tête sous la pluie et prévenait dans un mégaphone : "Attention, aujourd'hui il pleut. La route est glissante. Roulez doucement en voiture et tenez bien votre guidon à deux mains si vous êtes à vélo".

Ils sont prévenants ces policiers... Ils doivent surtout vraiment être en manque d'occupations dans leurs petits kôban 交番 (commissariats de quartier dispersés dans les quartiers). Sur les policiers japonais qui s'ennuient, je vous renvoie à la BD de Florent Chavouet qui en parle très bien dans Tokyo sanpo (http://florentchavouet.blogspot.com/).

On n'a pas de pétrole, mais on a des haricots rouges

Chose promise, chose due. Je vous avais dit que je vous parlerai d'Anpanman アンパンマン, le super héros à tête de petit pain (à droite sur la photo) et je le fais. Comme son nom l'indique, c'est un "homme-petit-pain à la pâte de haricots rouges". Ce doit être assez rare comme super héros. Il existe depuis les années 1970 et a toujours autant de succès auprès des enfants, ce qui fait qu'on peut encore aujourd'hui voir le dessin animé à la télé et être inondé de centaines de produits dérivés avec sa tête aux joues rouges.

Il reste un grand mystère pour moi : comment un personnage aussi peu charismatique peut-il plaire autant aux enfants ? Parce que déjà, un super héros avec une tête en viennoiserie, ça fait difficilement rêver, mais en plus de son costume ridicule réglementaire pour avoir des supers pouvoirs, il a le nez et les joues écarlates (à cause de la pâte de haricots rouges dont sa tête est  remplie), ce qui lui donne l'air d'un savant mélange entre Guignol et un Finistérien qui aurait abusé du vin rouge. Mis à part ça, c'est un héros assez classique : il a des attaques spéciales coups de poing et il vole ; et comme chaque médaille a son revers, sa cryptonite à lui, c'est l'eau (il se dissout dans l'eau comme n'importe quel petit pain), ce qui le rend assez vulnérable.

Le plus intéressant dans la série, comme souvent, ce sont les acolytes qui tirent leur épingle du jeu, en particulier celui avec la tête fourrée à la pâte au curry et celui avec une tête en pain de mie (à gauche sur la photo).

Je vous laisse juger par vous-même grâce à cet épisode disponible sur Youtube, intitulé "Anpanman to randoseru-jima" アンパンマンとランドセル島 (Anpanman et l'île Cartable). Une histoire passionnante dans laquelle Anpanman vole sur l'île Cartable, où sont fabriquées toutes les fournitures scolaires du village. Arrivé sur place, il découvre que les habitants de l'île sont prisonniers par les méchants, cette fois-ci aidés dans leurs vilaines actions par un crocodile-agrafeuse (à qui on a pensé à mettre un petit noeud rose autour du cou pour qu'il fasse moins peur). Un grand moment d'animation :
www.youtube.com/watch?v=QK7ut9SCJkU&feature=related

lundi 10 mai 2010

Grand concours d'origami en forme d'écureuil volant

Vous l'attendiez tous et le voici : le grand concours international d'origami en forme d'écureuil volant. Les règles sont simples : vous avez dix jours pour m'envoyer une photo de votre plus bel écureuil volant en pliage et ensuite ce sera le public qui votera.
Pour rappel, le modèle se trouve ici : http://w01.tp1.jp/~a150296341/02/02-4.02.html

Vous avez donc jusqu'au 20 mai 2010 pour me faire parvenir une photo (ou deux) de votre écureuil, accompagnée de votre prénom ou pseudo sous lequel vous voulez concourir. Ensuite il y aura dix jours de vote du public, pour un résultat officiel le 31 mai 2010. Vous pouvez utiliser des feuilles de papier de couleurs, dessiner dessus et mettre le pliage en scène pour la photo.

Que serait un concours sans lot à gagner ? Pas grand chose, je vous l'accorde. Imaginez un concours de belote sans demi-cochon à gagner, ou bien un loto du collège sans un écran plasma comme lot. Ici, on vous gâte, vous aurez mieux à gagner qu'un demi-cochon ou qu'un nouvel écran.
- Pour le grand vainqueur : un cahier Anpanman, le super héros dont la tête est un petit pain fourré à la crème de haricots rouges (véridique, je vous parlerai de lui sous peu) et un paquet de Pockys spécial "trimballe ton panda" (je vous rassure, ce n'est pas celui que j'ai ouvert, c'est un neuf)
- Pour le second vainqueur : une plaquette d'autocollants avec des animaux et une boîte de chocolat LooK au goût de parfaits (probablement dégeu, mais en tout cas, très originaux : parfait à la myrtille, au chocolat, à la fraise et au pudding).
- Pour le troisième vainqueur : des autocollants et des caramels au thé vert (ça aussi c'est chelou, mais ça se tente).
A vos feuilles de papier, et n'oubliez pas de vous échauffez les doigts avant de commencer pour éviter les courbatures le lendemain.

Trimballe ton panda

Haha ! J'en ai trouvé un deuxième : le panda. Ca a l'air de lui faire vraiment plaisir de voir du pays, il a la mine réjouie.

Vous voudriez vous aussi posséder ce merveilleux animal ? C'est peut-être possible...
To be continued.

Le pingouin te dit de faire gaffe à ton sac !

Restons avec les pingouins aujourd'hui, grâce à la mascotte du Tsukuba Express つくばエクスプレス, le train qui mène de Tsukuba à la station Akihabara 秋葉原 à Tôkyô. C'est ce gentil pingouin qui, sur cette ligne, prévient de faire attention aux portes, avec une variante : plutôt que de se coincer les doigts, il se fait happer le sac à main. C'est moins douloureux et tellement plus chic. Le sac à main tranche surtout radicalement avec sa casquette digne du personnel de bord de La Croisière s'amuse.

Vu la tournure que prend déjà ce blog, j'ai changé la description du blog en précisant qu'il y aurait pas mal de photos de mascottes et de dessins d'animaux, car mes photos du Japon vont bien finir par se limiter à ça... Et comme ça je ne trompe pas mon lecteur.

dimanche 9 mai 2010

Trimballe ton pingouin

Peut-être connaissez-vous les Pockys, il s'agit de la version originale des biscuits Mikado (d'après la page Wikipédia qui leur est consacrés : http://fr.wikipedia.org/wiki/Pocky). Ca, à la limite, on s'en fout un peu, c'est juste pour les historiens de la pâtisserie. Ce qui importe vraiment : les fabricants lancent tout le temps des nouveaux goûts un peu bizarres et changent souvent le design des paquets. Ils viennent de sortir la version "Emmène-nous avec toi". Sur le principe c'est un peu con, parce qu'un paquet de Pockys, ça se mange en 30 secondes donc il y a peu de chance d'avoir à l'emporter avec soi bien loin, mais passons. Evidemment, il n'était pas possible de faire un bête packaging sur le thème du pique-nique ou du voyage. Les designers nous sortent donc le grand jeu : le pingouin.
Sur la photo de gauche on voit le paquet pas encore ouvert et en tout petit sur la droite de la boîte, on devine un petit dessin. On ne voit pas grand chose, mais en cliquant sur la deuxième photo, c'est plus clair (je me suis aperçu qu'en cliquant sur les photos du blog, ça les agrandit si la résolution le permet. Ce n'est pas le cas pour les mauvaises photos prises avec mon téléphone, mais ça fonctionne avec celles du scanner). Et donc en détachant les pointillés le long des pattes du pingouin, elles peuvent s'accrocher sur son sac, ce qui permet de l'emporter partout (on pourrait aussi tout simplement le glisser dans son sac, mais ça enlèverait tout l'intérêt de ce message). Mises en situation :
Ca ne sert une fois de plus à rien, à part à faire sortir un pingouin en carton de sa poche, ce qui est déjà bien me direz-vous. En regardant sur le site du fabricant (http://pocky.jp/products/tsuretette/index.html), je vois que non seulement il existe d'autres versions (le chien et le panda), mais qu'ils l'ont aussi fait pour une autre variété de produits (la grenouille et le poulpe). C'est également indiqué que la campagne est terminée donc il faut que je me dépêche de les trouver en magasin si je veux pouvoir vous les montrer en vrai.

vendredi 7 mai 2010

Ici aussi on sauve des ours polaires

Regarde Marion, ici aussi on sauve les ours polaires. Le premier sert pour le logo "écologique" d'une marque de produits ménagers et le second décore un tapis appelé "Gobal warming", pour la modique somme de 190 050 yens. C'est le signe qu'on aura réussi à faire de l'ours blanc un symbole international de la protection de l'environnement. C'est le panda de WWF qui doit faire la tronche.